L’Archevêché de Kinshasa a exprimé, ce mercredi 19 mars 2025, son indignation et sa profonde consternation après l’attaque brutale dont a été victime la Communauté des Sœurs de Santo Domingo dans la nuit du 18 au 19 mars 2025.
Cet acte de violence perpétré dans le quartier SECOMAF, situé dans la commune de Kimbanseke, relance la question de l’insécurité grandissante qui menace même les lieux consacrés à la vie religieuse.
Une intrusion violente et traumatisante
Selon le communiqué signé par l’Abbé Clet-Clay Mamvemba, secrétaire-chancelier de l’Archevêché, des individus armés de machettes et d’autres armes blanches, identifiés comme des Kuluna, ont forcé leur entrée dans la résidence des religieuses après avoir brisé un pan du mur.
L’objectif de ces malfaiteurs était clair d’intimider, de dépouiller et de semer la terreur.
Face à cette intrusion brutale, les Sœurs ont été menacées et dépouillées de plusieurs biens de valeur, notamment de l’argent, des téléphones, des ordinateurs et divers autres objets.
Un choc profond pour cette communauté religieuse dont la mission repose sur la prière, l’enseignement et l’aide aux plus démunis.
Le Cardinal Ambongo exprime son soutien
En réaction à cette attaque, le cardinal Fridolin Ambongo a tenu à exprimer sa proximité et son soutien aux Sœurs agressées. Il les encourage à demeurer dans la foi et l’espérance, malgré l’épreuve.
Le Cardinal a également profité de cette occasion pour lancer un appel à la vigilance auprès de toutes les communautés religieuses.
Toutefois, il insiste de ne pas céder à la panique ni à la peur. Un message fort en cette période de Carême, où la foi des fidèles est mise à l’épreuve, mais où l’espérance doit prévaloir.
Une plainte déposée et une enquête en cours
Au lendemain de l’attaque, une plainte contre inconnu a été déposée auprès des autorités policières, et le Vicaire judiciaire s’est rendu sur les lieux pour apporter son soutien aux victimes et évaluer la situation.
L’Église catholique attend désormais une réaction ferme de la part des forces de l’ordre afin que justice soit faite et que des mesures soient prises pour éviter de telles agressions à l’avenir.
L’insécurité, un fléau préoccupant
Cet événement tragique s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité croissante à Kinshasa, où les bandes de Kuluna imposent leur loi à certains quartiers. Si les attaques contre des citoyens ordinaires sont déjà une préoccupation majeure, le fait qu’un couvent soit ciblé démontre une escalade inquiétante de la violence.
Face à cela, l’Église catholique rappelle son rôle prophétique et pacificateur, mais aussi son devoir d’alerter l’opinion publique et les autorités sur l’urgence d’une réponse adaptée à ce fléau.
Un appel à la prière et à l’action
Alors que les enquêtes se poursuivent et que la communauté religieuse panse ses blessures, l’Archevêché invite l’ensemble des fidèles à prier pour les Sœurs de Santo Domingo, mais aussi pour que la paix et la sécurité soient rétablies dans les quartiers vulnérables de Kinshasa.
Ce drame rappelle l’importance pour tous, citoyens, autorités et société civile, de se mobiliser contre l’insécurité et de refuser que la peur dicte la vie quotidienne. En cette période de Carême, où la foi est un refuge, l’appel de l’Église est clair : rester unis, solidaires et confiants dans un avenir de paix.
Lydia Mangala


