Le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale a décidé de mettre fin à l’organisation des kermesses et autres activités festives au sein des centres de promotion sociale et des structures relevant de sa tutelle à travers toute la République démocratique du Congo.
Dans une circulaire signée par la ministre d’État en charge du secteur, Ève Bazaiba, cette mesure vise à préserver la vocation première de ces infrastructures publiques, destinées à l’encadrement des personnes vulnérables, à la formation, à la rééducation ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques sociales du gouvernement.
Le ministère explique avoir constaté une multiplication d’initiatives à caractère festif et commercial dans plusieurs Centres de Promotion Sociale (CPS), homes, instituts et autres établissements sociaux. Face à cette situation, les autorités ont décidé de renforcer les règles encadrant l’utilisation de ces espaces.
« Il est strictement et formellement interdit d’organiser des kermesses, des concerts, des soirées dansantes ou toute autre manifestation festive à but lucratif ou non au sein de l’ensemble des Centres de Promotion Sociale, homes, instituts et autres sites relevant du domaine du ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale », précise la circulaire.
Le document indique également que toutes les autorisations ou conventions préalablement accordées à des tiers pour ce type d’activités sont désormais annulées.
« Toute occupation, location ou autorisation accordée préalablement à des tiers pour ce type d’événement est, par la présente, annulée de plein droit », souligne le ministère.
Selon les autorités, cette décision répond à plusieurs préoccupations, notamment la préservation du caractère humanitaire et social de ces établissements, la sécurité des bénéficiaires, la protection des pensionnaires ainsi que la sauvegarde du patrimoine immobilier et des équipements appartenant à l’État.
Pour assurer l’application de cette mesure, la ministre d’État a chargé l’Inspection générale des Affaires sociales ainsi que les responsables administratifs des différentes structures concernées de veiller au respect strict de la circulaire, en collaboration avec les autorités locales.
Le ministère prévient par ailleurs que tout contrevenant, qu’il s’agisse d’un responsable de site ou d’un organisateur d’événement, s’expose à des sanctions administratives et disciplinaires pouvant être accompagnées de poursuites judiciaires pour violation de l’affectation des biens de l’État.
Le gouvernement entend réaffirmer la vocation sociale de ces infrastructures publiques et garantir un environnement sécurisé et adapté aux personnes vulnérables qui y sont prises en charge.
Lydia Mangala


