Une vingtaine d’agents et cadres du Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) ont pris part, du 26 au 27 mars 2026, à un atelier de renforcement des capacités consacré aux questions de santé sexuelle et reproductive.
Organisée avec l’appui du Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive, en collaboration avec MSI Reproductive Choices et UK International Development, cette formation visait à doter les participants d’outils nécessaires pour un traitement rigoureux, responsable et efficace des droits en santé sexuelle et reproductive.
Pendant deux jours, les échanges ont alterné entre exposés théoriques, ateliers pratiques et partages d’expériences. Les participants ont ainsi renforcé leurs compétences en communication tout en approfondissant leur compréhension des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive, un domaine encore marqué par de nombreux défis en République démocratique du Congo.
Intervenant lors de ces assises, Chantal Kabasua, membre du RJSSR, a rappelé le lien étroit entre les droits humains et la santé sexuelle et reproductive. Elle a insisté sur la nécessité de garantir la dignité, le libre choix et un accès équitable aux services de santé, afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et à la prévention des grossesses non désirées.
De son côté, le médecin Bushiri Ramazani a présenté les fondamentaux des droits en santé sexuelle et reproductive, tout en mettant en lumière les obstacles persistants. Parmi ceux-ci figurent la faible éducation sexuelle chez les jeunes, la prévalence des violences basées sur le genre et les pesanteurs socioculturelles qui entretiennent le silence autour de ces questions.
La coordinatrice du RJSSR, Bibiche Mbete, a quant à elle souligné le rôle crucial de la communication et des médias dans ce domaine. Elle a rappelé que la diffusion d’informations fiables contribue à éveiller les consciences, à promouvoir de bonnes pratiques et à renforcer la redevabilité des décideurs publics.
À l’issue de la formation, les participants ont salué les acquis obtenus et leur utilité dans leurs missions quotidiennes.
« La santé sexuelle et reproductive demeure souvent un sujet tabou et doit être abordée avec responsabilité. Cette formation m’a permis de comprendre qu’il s’agit d’un droit et qu’il existe une manière stratégique de transmettre des informations justes et utiles », a témoigné Marie Shomba, agente à la Direction de Gestion de Communication du ministère.
À travers cette initiative, le MINEDUNC renforce les capacités de ses agents à produire et diffuser des messages éducatifs adaptés aux réalités sociales et culturelles du pays. Une démarche qui contribue à améliorer la qualité de l’information destinée à la communauté éducative et au grand public, tout en participant à la promotion du bien-être et des droits fondamentaux.
Lydia Mangala


