Le cabinet du PDG du Groupe SERKAS, Serge Kasanda Lusamba, est sorti de son silence pour apporter des clarifications après la publication, le 23 décembre, d’un article du média Africa Intelligence évoquant son implication dans le processus ayant conduit au choix de Margins ID Group, une entreprise ghanéenne spécialisée dans les solutions d’identité biométrique, pour la mise en œuvre du projet national de cartes d’identité sécurisées en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué de presse adressé à l’opinion nationale et internationale, le cabinet de l’homme d’affaires congolais affirme que son intervention s’est faite dans un cadre strictement professionnel, sans jamais se substituer aux institutions légalement habilitées à prendre les décisions finales.
Un rôle d’orientation assumé, mais sans pouvoir décisionnel
Selon le communiqué, Serge Kasanda Lusamba reconnaît avoir joué un rôle dans l’orientation et la recommandation de Margins ID Group, en sa qualité d’expert en partenariats technologiques et projets structurants d’intérêt public.
Son implication, précise le document, s’est limitée à la mise en relation, au suivi du processus, ainsi qu’à l’évaluation technique, financière et de crédibilité du partenaire proposé à l’État congolais.
« À aucun moment, il ne s’est substitué aux institutions compétentes », insiste le cabinet, soulignant que la décision finale relève exclusivement de la Plus Haute Autorité du pays.
L’homme d’affaires se dit par ailleurs fier d’avoir contribué à un projet qu’il qualifie de structurant pour la souveraineté, la sécurité et l’intérêt général de la RDC.
Un processus de près de deux ans, validé à tous les niveaux de l’État
Le cabinet de Serge Kasanda rappelle que le projet de mise en place de l’identité nationale biométrique avec Margins ID Group a suivi, pendant près de deux ans, l’ensemble des étapes prévues par la législation congolaise en matière de Partenariat Public-Privé (PPP).
Parmi ces étapes figurent notamment la validation des capacités techniques et financières du partenaire à l’issue de missions officielles menées à Accra et en Gambie par des délégations congolaises, la signature d’un protocole d’accord avec l’ONIP, l’élaboration d’un modèle intégré sur base du cahier des charges de l’ONIP, la création du Fichier Général de la Population (FGP) par décret ainsi que l’examen approfondi de l’offre technique et financière du partenaire sur près d’une année.
Le communiqué souligne que plus de cinq réunions ont été personnellement présidées par le Président de la République, en présence des ministres sectoriels et de leurs services techniques, pour évaluer le modèle proposé, notamment les 18 sous-systèmes, dont le système automatisé d’identification biométrique (ABIS) et la plateforme nationale de vérification d’identité.
Un projet présenté comme conforme à la souveraineté et aux standards internationaux
Toujours selon le cabinet, le choix de Margins ID Group repose sur des critères objectifs tels que son expérience dans plusieurs pays africains, sa solidité financière, le respect des standards internationaux de sécurité, la protection des données personnelles et la capacité du modèle à garantir la gratuité de la carte d’identité pour les citoyens.
Le communiqué met également en avant la possibilité de transformer l’ONIP d’un centre de coût en un centre de profit, grâce à la monétisation des services de vérification d’identité au bénéfice de l’État.
Après les validations techniques, institutionnelles et financières, notamment l’avis de conformité définitive de l’UC-PPP et l’avis de soutenabilité budgétaire du ministère des Finances, le cabinet affirme que toutes les procédures ont été respectées, sans faveur ni traitement préférentiel.
Disponibilité à coopérer et attachement à la bonne gouvernance
En conclusion, le cabinet de Serge Kasanda Lusamba réaffirme que l’ensemble du processus s’est déroulé dans la transparence, conformément au cadre juridique des PPP en RDC.
L’homme d’affaires se dit disponible à collaborer avec les autorités compétentes pour toute clarification supplémentaire.
Il réaffirme enfin son attachement aux valeurs de bonne gouvernance, de responsabilité citoyenne et de développement durable, dans l’intérêt de la République démocratique du Congo.



Lydia Mangala


