Malgré le succès inaugural des Léopards de la République Démocratique du Congo face au Bénin (1-0) ce mardi 23 décembre 2025 au stade El Barid de Rabat, l’heure n’était pas à l’enflammade dans les rangs congolais. En zone mixte, Ngal’ayel Mukau a livré une analyse pleine de maturité, appelant ses coéquipiers à hausser leur niveau de jeu.
Le contrat est rempli sur le plan comptable. Mais le contenu, lui, laisse une marge de progression. En s’imposant d’entrée dans cette compétition, la RDC a fait le plus dur. Mais, le milieu de terrain lillois, Ngal’ayel Mukau, a tenu à tempérer l’enthousiasme général dès la fin de la rencontre.
Un sentiment de « travail inachevé »

Interrogé en zone mixte de la pelouse du stade El Barid, Mukau a d’abord exprimé son soulagement avant de pointer du doigt les lacunes collectives observées durant les 90 minutes.
« Je suis satisfait de la victoire mais, je trouve que dans le jeu, on peut faire beaucoup mieux, surtout si on veut aller plus loin dans cette compétition », a-t-il déclaré avec franchise.
Pour le néo-Léopard, le potentiel de l’équipe est bien supérieur à ce qui a été montré face aux Guépards du Bénin. Connaissant la qualité technique du groupe qu’il côtoie au quotidien, Mukau attend un déclic lors des prochaines sorties, notamment sur le plan de l’engagement physique.

« On doit être sérieux, plus fort dans les duels. Si on le fait, je pense qu’on va aller plus loin. Je connais nos joueurs, leurs qualités sur ce que je vois à l’entrainement, on peut faire beaucoup mieux. » a-t-il déclaré devant les médias.
Cette réaction témoigne de l’état d’esprit qui règne dans le vestiaire de la RDC. Une volonté de ne pas se contenter du strict minimum. Si les trois points sont acquis, le message de Mukau est clair. Pour prétendre au sacre ou à un parcours héroïque, les Léopards devront allier l’efficacité comptable à une maîtrise technique plus affirmée.
Lors de la deuxième journée, les Léopards de la République Démocratique du Congo défieront les Lions de la Teranga du Sénégal, à Tanger. Une rencontre qui promet d’être électrique sur la pelouse marocaine.
Josaphat Mayi, depuis Rabat


