À l’issue de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine tenue à Addis-Abeba, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu en bilatéral avec son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço.
Cette rencontre de haut niveau entre dans la suite des efforts diplomatiques menés par l’Angola en vue d’aboutir à une paix durable et vérifiable dans les zones de l’Est de la RDC affectées par l’occupation militaire rwandaise.
Au cœur des échanges figurait l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha. Ce dispositif vise à garantir une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités grâce à un système structuré de suivi et de traitement des incidents.
Les deux chefs d’État ont souligné que le respect strict et la mise en œuvre effective de ce cessez-le-feu constituent une condition indispensable au retour d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ils ont également insisté sur l’importance du renforcement de la présence de l’État dans les zones durement éprouvées par le conflit.
Kinshasa et Luanda ont, par ailleurs, réaffirmé leur attachement commun au respect du droit international, ainsi qu’aux principes fondamentaux de souveraineté et d’intégrité territoriale des États, considérés comme des piliers essentiels pour la stabilité régionale.
Cette concertation bilatérale des deux paysa pour but de maintenir une coordination étroite afin de consolider les acquis diplomatiques et de créer les conditions d’un retour progressif à la paix dans la région des Grands Lacs.
Lydia Mangal


