Kinshasa, samedi 28 mars 2026, L’Ordre national des médecins de la RDC (ONM) a dans un communiqué officiellement rejeté l’instruction du ministre de la Santé visant à radier le Dr David Balanganayi du tableau de l’ordre. Cette décision, annoncée à l’issue d’une session extraordinaire tenue à Kinshasa, marque un nouvel épisode de tension entre les instances professionnelles médicales et les autorités gouvernementales.
Dans son communiqué, l’ONM souligne que la radiation d’un praticien relève exclusivement de ses prérogatives disciplinaires internes et doit respecter des procédures strictes garantissant le droit à la défense. L’organisation estime ainsi que l’instruction ministérielle constitue une ingérence dans son fonctionnement autonome, tel que prévu par les textes légaux encadrant la profession médicale en République démocratique du Congo.
Cependant, tout en rejetant la mesure de radiation, l’Ordre a décidé de suspendre le Dr Balanganayi à titre conservatoire pour une durée de trois mois. selon l’ONM, cette suspension vise à permettre la poursuite d’une enquête approfondie sur les faits reprochés au docteur, dont la nature exacte n’a pas été détaillée publiquement, mais qui suscitent une vive polémique du public.
À en croire ce qui circule sur la toile, plusieurs sources proches du dossier évoquent des accusations liées à une possible faute professionnelle et à des manquements à l’éthique médicale, bien que ces allégations restent à ce stade non confirmées par une décision disciplinaire définitive. L’Ordre insiste sur la nécessité de préserver la présomption d’innocence du médecin concerné jusqu’à l’aboutissement de la procédure.
Du côté du ministère de la Santé, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée suite à cette prise de position. Toutefois, des observateurs estiment que cette divergence pourrait raviver le débat sur la régulation du secteur de la santé en RDC, notamment sur la répartition des pouvoirs entre l’État et les ordres professionnels.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de réformes annoncées dans le système de santé congolais, où les questions de gouvernance, de discipline et de qualité des soins restent au cœur des préoccupations. L’évolution de ce dossier sera suivie de près, tant par la communauté médicale que par les autorités publiques et les organisations de la société civile.
Ben Mandjolo


