Lors du brunch « Bien-être & Leadership », Dollie Tshilombo, députée nationale et femme d’un pasteur, a livré un témoignage sur l’équilibre entre vie professionnelle, engagements spirituels et vie de famille.
Modérée par Marlène Kapinga, elle a insisté sur l’importance de la grâce divine et de l’organisation personnelle pour naviguer dans les responsabilités multiples.
S’entourer et déléguer pour equilibrer

« Dans la gestion de notre vie quotidienne, nous avons besoin d’être entourées de personnes bienveillantes » a-t-elle déclaré.
Elle a souligné l’importance d’apprendre à déléguer et de ne pas vouloir tout gérer seule.
« Il ne faut pas essayer » a-t-elle affirmé, rappelant que l’énergie et la détermination sont les plus grands obstacles si elles ne sont pas correctement canalisées.
Le choix du conjoint d’une femme leader
Pour Dollie Tshilombo, le soutien du partenaire est essentiel en tant que femme leader.
« Quand vous vous mariez, mariez-vous bien et avec la bonne personne » a-t-elle conseillé.
« Le plus important, c’est de ne pas créer le doute auprès de votre partenaire. Ça donne confiance » a-t-elle insisté sur le dialogue et la communication dans le couple.

Elle a ajouté que l’homme doit accepter le leadership féminin sans complexe.
« Pour lui, ça ne doit pas poser de problème » a-t-elle précisé, tout en rappelant que la période des fiançailles est cruciale pour comprendre le caractère de chacun.
Leadership au féminin : service, humilité et compétence

Dollie Tshilombo a dénoncé les préjugés qui persistent dans la société.
« Quand un homme exerce l’autorité, on parle de courage. Quand c’est une femme, on dit qu’elle est prétentieuse. Moi je suis contre ces choses. » a-t-elle dénoncé.
« La soumission est naturelle lorsque l’homme occupe sa place de chef, de protecteur. Un homme doit être prêt au sacrifice et la femme lui sera soumise » a-t-elle expliqué sa vision.
Pour elle, le véritable leadership féminin se définit par le service et l’humilité :
« Pour moi, le leadership, c’est le service » a-t-elle affirmé.
Éducation et égalité : une responsabilité partagée
La députée a également insisté sur la nécessité d’une éducation équilibrée :
« On ne peut pas parler d’éduquer les filles sans éduquer les garçons. Chez moi, les garçons font les mêmes tâches ménagères que les filles » a-t-elle précisé.
Elle a enfin rappelé que, malgré la parité dans certaines institutions au Congo, les femmes doivent encore surmonter des obstacles liés à la formation et à l’affirmation de leur compétence.

« La vérité est que les femmes arrivent à ces postes parce qu’elles sont compétentes » a-t-elle conclu.
Lydia Mangala


