Secrétaire générale chargée de la recherche à l’Université de Kinshasa, Marie-Claire Yandgu a pris la parole lors de la journée de sensibilisation organisée ce vendredi 28 novembre 2025 par la Fondation Femmes & STEM Asbl sur les violences faites aux femmes et aux filles.
Elle a attiré l’attention sur le silence souvent observé chez les victimes, soulignant que ce silence n’est pas une acceptation mais peut malheureusement contribuer à la perpétuation des abus :

« Certaines femmes vivent des situations de violence en silence, ce qui peut parfois être interprété à tort comme une acceptation. Ce silence, souvent qualifié de silence coupable, ne protège personne et peut même contribuer à la perpétuation des abus », a-t-elle déclaré.
L’importance de la sensibilisation et de l’éducation
Marie-Claire Yandgu a rappelé que la montée apparente des violences reflète surtout une augmentation des dénonciations et signalements, signe que la société commence à prendre conscience de ces problématiques.
Elle a également identifié plusieurs facteurs qui favorisent le harcèlement notamment le manque d’éducation, les stéréotypes de genre, la pression sociale ainsi que l’exposition massive aux réseaux sociaux sans encadrement.
Elle a insisté sur le fait que les femmes peuvent parfois devenir actrices de leur propre harcèlement, non par choix, mais par manque d’information, de ressources ou de soutien pour se protéger et défendre leurs droits.
« Notre rôle, en tant que société, est d’accompagner, de sensibiliser et de prévenir ces situations, pour que toutes les femmes puissent vivre pleinement et en sécurité », a-t-elle souligné.

Avec son slogan « Je demande la paix, pas les formes de violence », Marie-Claire Yandgu appelle à une action collective et éducative, impliquant familles, institutions, écoles et société civile, pour créer un environnement où chaque femme et chaque fille peut s’épanouir sans craindre la violence.
Lydia Mangala


