La République démocratique du Congo a salué la décision des États-Unis d’imposer des sanctions à l’encontre des Forces de défense rwandaises (RDF) et de quatre de leurs hauts responsables, accusés d’avoir soutenu activement le mouvement rebelle M23 dans l’est du pays.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais a qualifié ces mesures de signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, tout en réaffirmant son engagement à œuvrer pour une paix durable et le rétablissement complet de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Selon Kinshasa, ces sanctions rappellent à tous que les engagements diplomatiques doivent être accompagnés d’actions concrètes sur le terrain. La stabilisation de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs, insiste le gouvernement, ne peut être atteinte que si tout soutien aux groupes armés cesse et si la souveraineté des États est strictement respectée, conformément aux principes du droit international.
Le département du Trésor américain, par l’intermédiaire de son Office of Foreign Assets Control (OFAC), a ciblé le RDF ainsi que quatre de ses hauts responsables, accusés d’avoir apporté une aide matérielle, logistique, financière ou technologique au M23.
Parmi eux figurent Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise, Ruki Karusisi, général de division et commandant de la 5ᵉ division d’infanterie, Mubarakh Muganga, chef d’état-major des forces de défense du RDF, et Stanislas Gashugi, commandant des forces d’opérations spéciales. Selon les autorités américaines, ces officiers ont joué un rôle direct dans la planification et le soutien des offensives du M23, notamment la prise de villes comme Goma et Bukavu ainsi que le contrôle de zones minières stratégiques dans l’Est de la RDC.
Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bassent, a rappelé que sans le soutien actif et la complicité du RDF, les offensives du M23 n’auraient pas été possibles. Il a également exigé le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements rwandais du territoire congolais, soulignant la gravité de l’implication de Kigali dans le conflit. Les sanctions visent à responsabiliser les acteurs impliqués et à mettre un terme au soutien extérieur qui alimente les violences et l’instabilité dans l’Est de la RDC.
Pour Kinshasa, cette décision internationale vient renforcer la nécessité de cohérence entre engagements diplomatiques et réalités opérationnelles. Elle salue également le rôle des États-Unis dans les efforts de restauration de la paix et de la sécurité dans la région des Grands Lacs, tout en les encourageant à poursuivre leur action pour garantir le respect des accords et la fin de l’ingérence étrangère dans les affaires internes de la RDC.
Le gouvernement congolais a enfin réaffirmé sa détermination à travailler avec tous ses partenaires régionaux et internationaux pour restaurer la paix, sécuriser les populations et rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Dans ce contexte, la défense de la souveraineté nationale et le refus de toute ingérence étrangère sont présentés comme des priorités absolues, au cœur de la stratégie de l’État pour garantir stabilité et cohésion nationale.
La RDC rappelle à tous l’importance de la protection de l’intégrité du pays et de la sécurité de ses citoyens.

Lydia Mangala


