Lors du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation, tenu le mardi 28 avril à l’hôtel Hilton de Kinshasa, la vice-Première ministre en charge de l’Environnement et du Développement durable, Ève Bazaiba, a porté un plaidoyer fort en faveur d’une éducation plus inclusive, capable d’intégrer les couches sociales les plus vulnérables.
Intervenant au cours du panel consacré à la formation professionnelle, à l’éducation non formelle et à l’employabilité des jeunes, elle a insisté sur la nécessité de repenser les politiques éducatives afin de ne laisser aucun enfant en marge du système.

« L’éducation ne doit pas être un privilège réservé à une catégorie. Elle doit être un droit effectif pour tous, y compris pour les enfants les plus vulnérables », a-t-elle déclaré devant les participants.
Dans son allocution, Ève Bazaiba a mis en avant le rôle essentiel de l’éducation non formelle, souvent peu valorisée dans les politiques publiques, mais pourtant déterminante pour la prise en charge des enfants déscolarisés ou en situation de précarité. Elle a notamment évoqué les programmes de rattrapage scolaire, présentés comme une seconde chance pour les apprenants exclus du système éducatif classique.

La distribution de manuels scolaires ainsi que le renforcement de l’encadrement pédagogique figurent également parmi les priorités évoquées. Pour la vice-Première ministre, ces actions constituent des leviers concrets pour améliorer l’accès à l’éducation et réduire les inégalités.
« Nous devons investir dans des solutions adaptées aux réalités sociales de notre pays, afin de garantir une éducation équitable et accessible », a-t-elle souligné.

Au-delà de la dimension éducative, elle a établi un lien direct entre éducation et développement durable, rappelant que la formation des jeunes générations constitue un facteur clé pour la protection de l’environnement et la gestion responsable des ressources naturelles.
« Une population éduquée est mieux préparée à faire face aux défis environnementaux et à construire un avenir durable », a-t-elle affirmé.
Toutefois, Ève Bazaiba a reconnu que plusieurs défis persistent, notamment en matière de financement, d’infrastructures et de coordination des interventions en faveur des enfants vulnérables. Elle a ainsi appelé à une mobilisation renforcée des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile.
En mettant l’accent sur l’inclusion sociale et l’éducation non formelle, la vice-Première ministre ambitionne contribuer à la construction d’un système éducatif plus juste, plus solidaire et mieux adapté aux réalités du pays.
Ben Mandjolo


