Prenant la parole à l’hôtel Hilton de Kinshasa, lors du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, a présenté l’expérience de sa province comme un modèle concret d’engagement en faveur du développement du secteur éducatif.
Devant un parterre composé de décideurs politiques, de partenaires techniques et financiers ainsi que d’acteurs du secteur éducatif, elle a illustré comment une volonté politique affirmée, combinée à une gestion rigoureuse des ressources, peut produire des résultats concrets sur le terrain.

« Les provinces ont un rôle clé à jouer dans la transformation de notre système éducatif », a-t-elle affirmé.
Dans son intervention, Fifi Masuka a présenté plusieurs initiatives mises en œuvre dans le Lualaba pour améliorer l’accès à l’éducation et soutenir les acteurs du secteur. Parmi celles-ci figure la prise en charge des frais des examens nationaux pour de nombreux élèves, une mesure visant à alléger la charge financière des familles, ainsi que l’octroi de primes aux enseignants non mécanisés, souvent confrontés à des conditions de travail difficiles.
Elle a également évoqué la mise en place de programmes de bourses d’études, notamment à travers des partenariats avec des fondations locales, permettant de soutenir les élèves les plus méritants et de promouvoir l’excellence académique. Ces initiatives contribuent, selon elle, à renforcer l’équité et à offrir de réelles perspectives aux jeunes.
Au-delà de l’aspect financier, la gouverneure a mis en lumière les efforts déployés pour lutter contre le travail des enfants dans les zones minières, un phénomène préoccupant dans plusieurs provinces du pays. Elle a expliqué que des actions de réinsertion scolaire ont été engagées afin de permettre à ces enfants de retrouver le chemin de l’école.

« Aucun enfant ne devrait être privé de son droit à l’éducation, quelles que soient les contraintes économiques », a-t-elle insisté.
Fifi Masuka a par ailleurs souligné l’importance d’une planification stratégique et d’une allocation efficace des ressources pour garantir la durabilité des investissements dans l’éducation. Elle a appelé à une meilleure coordination entre le niveau central et les provinces afin d’optimiser les résultats.
« Investir dans l’éducation, c’est investir dans la stabilité sociale et le développement durable », a-t-elle déclaré, rappelant que l’avenir du pays repose sur la formation de sa jeunesse.

En mettant en avant l’exemple du Lualaba, la gouverneure a démontré que des solutions concrètes existent pour relever les défis du système éducatif en République démocratique du Congo, dans le seul but de valoriser les initiatives locales et les bonnes pratiques en matière de gouvernance éducative.
Ben Mandjolo


