Kinshasa, 2025Le parti Nouvel Élan a tenu, le week-end dernier, une matinée politique à haute teneur stratégique, destinée à « rétablir la vérité » face aux accusations de tribalisme visant son initiateur, Adolphe Muzito, actuel Vice-Premier ministre en charge du Budget.
Devant plusieurs milliers de militants et cadres mobilisés en un temps record, le secrétaire général Blanchard Mongomba a dénoncé une campagne de désinformation ciblant le VPM et présenté des éléments factuels pour contrer ces attaques.
Un nationaliste constant, engagé pour l’intégrité du pays
Dès l’ouverture, Blanchard Mongomba a rappelé les fondements idéologiques de Nouvel Élan. Pour lui, accuser Adolphe Muzito de tribalisme relève de la « pure manipulation », tant l’ancien Premier ministre s’est illustré par son nationalisme et sa défense intransigeante de l’intégrité territoriale de la RDC.
Il est revenu sur l’engagement constant de Muzito dans la lutte contre l’agression rwandaise dans l’Est du pays, engagement qui avait conduit ce dernier à répondre favorablement à la main tendue du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors des consultations menées par le conseiller spécial en matière de sécurité, Eberande Kolongele.
Selon Mongomba, les visions du Chef de l’État, de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et d’Adolphe Muzito se rejoignent sur deux axes majeurs :
• la défense de la souveraineté nationale ;
• l’amélioration des conditions sociales des Congolais.
C’est cette convergence, a-t-il expliqué, qui a motivé la nomination de Muzito à la Vice-Primature du Budget au sein du Gouvernement Suminwa II.
Des accusations de tribalisme démontées chiffres à l’appui
Le secrétaire général de Nouvel Élan a dénoncé une stratégie délibérée de déstabilisation, activée au moment même où le VPM Muzito commence à produire des « résultats tangibles » dans la gestion du Budget de l’État.
Brandissant les documents officiels, il a rectifié plusieurs fausses informations circulant dans l’opinion :
• Non, le cabinet du VPM Muzito ne compte pas 500 membres, mais 150, dont 45 pour le vice-ministre du Budget, conformément aux textes en vigueur.
• Sur les 34 directeurs que compte l’administration du ministère du Budget, un seul est originaire de la même province que Muzito.
• Au sein du parti, ni le secrétaire général ni le secrétaire général adjoint ne viennent de sa province.
• Le directeur de cabinet du VPM est originaire de l’Équateur et son adjoint de la Tshopo.
« Comment peut-on parler de tribalisme avec de tels chiffres ? », s’est interrogé Mongomba, fustigeant des « juristes et journalistes manipulés par les ennemis de la République ».
Une démonstration de force politique
La matinée politique a également été l’occasion d’une mobilisation impressionnante. Cadres et militants ont réaffirmé leur fidélité au Président Félix Tshisekedi, à la Première ministre Judith Suminwa et à leur leader Adolphe Muzito, qu’ils se disent prêts à défendre « jusqu’au sacrifice suprême ».
Blanchard Mongomba a mis en garde les auteurs de ce qu’il a qualifié d’« entreprise criminelle » visant à ternir l’image du Chef de l’État à travers des attaques indirectes sur ses collaborateurs.
« Trop, c’est trop ! », a-t-il insisté.
« Ceux qui cherchent à salir les hommes d’État engagés dans la vision du Président Tshisekedi nous trouveront sur leur chemin. Nous ne laisserons pas détruire le Congo de Lumumba par des manipulations grossières. »
Un appel à la presse : privilégier les faits, pas les rumeurs
Faisant appel au professionnalisme des médias, le SG de Nouvel Élan a exhorté les journalistes à exiger des preuves avant toute publication, afin d’éviter de devenir des relais involontaires de fausses informations.
Selon lui, le silence jusque-là observé par le parti ne doit en aucun cas être interprété comme de la faiblesse :
« Nous avons voulu laisser le mensonge s’essouffler. Aujourd’hui, nous avons choisi de rétablir la vérité. »
Joséphine Mawete


