À moins d’un mois de la deuxième fenêtre des éliminatoires africains pour la Coupe du monde FIBA 2027, prévue du 26 février au 1er mars à Dakar, l’équipe nationale de la République démocratique du Congo (RDC), les Léopards, pourrait manquer à l’appel.
La menace de boycott plane sur la sélection, qui dénonce le non-paiement des primes de préparation liées au stage effectué en novembre dernier à Auxerre, en France. Une situation qui fragilise sérieusement la participation des joueurs et inquiète les autorités sportives.
Des joueurs déterminés mais frustrés par l’absence de primes
Selon le programme officiel, la RDC doit affronter Madagascar (26 février), la Côte d’Ivoire (27 février) et le Sénégal (1er mars), des rencontres décisives pour espérer une qualification historique au Mondial. Mais l’incertitude domine. Plusieurs joueurs ont fait savoir qu’ils ne rejoindraient pas la sélection sans garantie de paiement.
Paulin Kabongo, président de la Fédération congolaise de basketball, confirme cette situation.
« Certains m’ont dit qu’ils ne viendraient pas sans garantie de paiement », déclare-t-il.
Il précise avoir saisi les autorités compétentes et attendu le déblocage des fonds par le ministère des Finances pour sécuriser la participation des joueurs.
« Ils quittent leurs clubs pour honorer la sélection, ils ont droit à une rémunération juste », insiste-t-il, soulignant le risque que cette situation entraîne un préjudice sur la préparation et les performances de l’équipe nationale.
Une participation qui dépasse le simple enjeu sportif
Au-delà des aspects financiers, la présence des Léopards à Dakar revêt une forte valeur symbolique. Représenter la RDC sur la scène mondiale du basketball est un enjeu majeur pour cette génération de joueurs, qui aspire à inscrire son nom dans l’histoire du sport congolais.
Un boycott serait non seulement un revers sportif, mais aussi un coup dur pour l’image du pays à l’international. La Fédération espère donc un déblocage rapide des fonds pour éviter ce scénario et garantir que les Léopards soient présents lors de ces rencontres décisives.
La RDC se trouve désormais à la croisée des chemins entre honorer ses engagements financiers envers ses sportifs ou risquer de compromettre sa participation à l’un des événements majeurs du basketball africain.
Les prochaines semaines seront cruciales pour résoudre cette impasse et permettre aux Léopards de défendre les couleurs du pays avec fierté.
Lydia Mangala


