Représentant le Directeur général de Bisou-Bisou SA durant le troisième panel lié à « Accès au financement : innovation bancaire et politiques inclusives », Dénis Senge Senge, Directeur des ressources humaines et administratives et assistant technique du DG de Bisou Bisou SA, a présenté les innovations de la microfinance en faveur de l’autonomisation économique des femmes congolaises.
Une microfinance née de l’exclusion

Dénis Senge Senge a, tout d’abord, rappelé l’origine de Bisou-Bisou.
« Bisou-Bisou a été créé par des femmes qui se sont associées après avoir été refusées au financement. La microfinance a pris en compte leurs besoins pour en faire des services », a-t-il expliqué.
Il a souligné la mission première de la structure d’ accompagner les femmes exclues financièrement vers l’inclusion.
« Notre rôle, en tant qu’expert, c’est d’accompagner cette personne qui était exclue financièrement à l’inclusion financière », a-t-il insisté.
Des produits innovants pour les femmes
Dénis Senge Senge a détaillé les produits phares de Bisou-Bisou tels que :
– Bwakisa Carte : pour les femmes ayant un chiffre d’affaires inférieur à 1000 $
– Likelemba : permet à toutes les femmes d’accéder à l’épargne et au crédit, avec moins de garanties et une grande proximité
« Le produit Likelemba ouvre l’accès à l’épargne. Ici dans cette salle, 9 femmes sur 10 font les Likelemba, peu importe leur niveau », a-t-il précisé.
Il a également insisté sur l’importance de l’accompagnement.
« Pour ceux qui veulent demander des crédits, nous avons plusieurs produits. Le Likelemba ne nécessite pas de garanties matérielles. Les personnes qui ont une discipline en épargne ont aussi une discipline à rembourser », a-t-il expliqué.
L’importance du partenariat et de la proximité
Dénis Senge Senge a mis en avant la collaboration avec des structures comme la FDEC.
« C’est bien mieux qu’on travaille en collaboration avec des structures comme la FDEC pour former ces mamans. La pédagogie que la FDEC a simplifiée pour la formation m’éblouit », a-t-il affirmé.
Il a également précisé la dimension numérique qu’adopte la microfinance Bisous Bisou SA.
« Nous allons dupliquer avec les autres institutions financières pour faciliter l’accès au numérique. À l’est, ma digitalisation a permis aux institutions financières de continuer à fonctionner », a-t-il ajouté.
Une inclusion financière centrée sur les femmes
« Tout ce qui se développe sans nous est contre nous », a rappelé Dénis Senge Senge, mettant en lumière la nécessité d’une approche centrée sur les femmes, adaptée à leurs réalités et à leurs besoins.
Cette intervention a permis de souligner que l’inclusion financière n’est pas seulement un enjeu économique, mais un levier de transformation sociale et de soutien à l’autonomisation des femmes congolaises.
Lydia Mangala


