Bien que je ne la connaisse pas personnellement, je ne peux, en aucun cas, admettre l’injustice dont est victime notre consœur Glody Ndaya. Je me joins à tous les journalistes et organisations qui, depuis lundi, dénoncent son arrestation arbitraire.
Selon plusieurs sources, Glody Ndaya, journaliste et Directrice générale du média Eventsrdc.com, a passé deux nuits au cachot du parquet général de Kinshasa-Gombe sans convocation en bonne et due forme, dans des conditions comparables à un enlèvement. Aujourd’hui, elle vient d’être illégalement transférée à la prison centrale de Makala, sans avoir été confrontée à la partie adverse .
Elle n’est ni l’auteure de l’enquête publiée, ni la directrice de publication. Le seul « crime » reproché : avoir relayé une enquête dénonçant le monnayage des traitements gratuits contre le cancer.
N’y a-t-il plus de droit de réponse dans ce pays ?
Comment, nous journalistes et femmes des médias, pouvons-nous continuer à travailler sous la menace constante d’arrestations ? Et cela, alors même que nous travaillons déjà dans des conditions difficiles.
Pour avoir été interpellée en 2021 pendant plusieurs heures pour des faits que je n’avais pas commis, je sais ce que Glody traverse en ce moment . Mais où est son plaignant ? Selon quelle procédure ? Pourquoi tant de flou ?
- Nous disons NON à ces manipulations, intimidations et arrestations abusives !
- Nous avons trop longtemps subi la loi du plus fort.
J’appelle à la solidarité de toutes les femmes des médias, mais aussi de toutes les femmes : Glody est notre sœur et, aujourd’hui, elle subit une injustice qui pourrait demain frapper n’importe laquelle d’entre nous.
📢 Libérez Glody Ndaya ! FreeGlodyNdaya
Grâce Shako


