Joyce Ngul, une adolescente de 14 ans, a partagé avec une sincérité bouleversante son parcours personnel de remise en question et de transformation lors de la première édition de TEDx Kin Woman.
Son témoignage, vibrant et empreint d’émotions, incite jeunes filles et garçons à revoir leur perception d’eux-mêmes et à instaurer un climat d’inclusion et de bienveillance.
Regarder le miroir sans détourner les yeux
« Avez-vous été capable de regarder le miroir sans vous en détourner les yeux ? » lance Joyce Ngul dès le début de son intervention.
Elle se souvient de l’époque où, à 13 ans, elle se voyait « trop grosse, trop laide », un constat douloureux alimenté par le regard dépréciatif des autres.
« La première pensée qui nous traverse l’esprit n’est pas d’affirmer notre beauté, mais plutôt de douter de nous-mêmes, » explique-t-elle avec une franchise désarmante.
Le chemin de la transformation intérieure
Joyce raconte avec émotion le long chemin qu’elle a dû parcourir pour changer cette perception négative.
« Il m’a fallu du temps, beaucoup de remises en question et des doutes incessants avant de réaliser que mon problème n’était pas mon apparence, mais la perception que j’avais de moi-même et celle que les autres avaient construite autour de moi. »
Elle insiste sur l’importance d’apprendre à se parler différemment et à remplacer l’autocritique par la bienveillance :
« J’ai dû apprendre à poser un regard nouveau sur la personne, à remplacer les paroles méchantes et les mots durs par l’indulgence. »
Découvrir sa véritable valeur
Aujourd’hui, Joyce se tient fièrement devant le miroir.
« Je le regarde encore et j’y puise des piliers psychologiques, que j’ai trouvés en moi et grâce à ma famille, mes amis ainsi que mes professeurs. J’ai appris à m’aimer, à me trouver belle et à comprendre que ma valeur ne se résume pas seulement à mon physique. »
Son message est un appel vibrant à tous ceux qui manquent de confiance en eux : il est possible de redéfinir sa valeur en se libérant des jugements extérieurs.
Créer un climat d’inclusion
Pour conclure son intervention, Joyce Ngul s’adresse directement à l’auditoire :
« Si je vous raconte mon histoire aujourd’hui, c’est que vous, jeunes filles et jeunes garçons qui, comme moi, avez des doutes sur vous-mêmes, puissiez créer un climat d’inclusion où toutes nos différences seraient acceptées et non stigmatisées. »
Elle rappelle également l’importance des mentors et des modèles positifs, tout en soulignant que « l’acceptation des autres est une autre forme de paix intérieure, ».
Un message d’espoir et de résilience
Le témoignage de Joyce Ngul est un puissant rappel que le changement commence par soi-même. En osant regarder le miroir et en apprenant à s’aimer, elle démontre que chaque individu détient en lui les clés pour transformer ses doutes en force et pour contribuer à une société plus inclusive.
Son récit inspire à dépasser les préjugés et à embrasser sa véritable identité, quelle que soit l’image que le monde tente de nous imposer.
Lydia Mangala


