L’acteur politique Fabrice Saa mbili n’a pas mâché ses mots contre le député national Christophe Mbindulé. Selon lui, l’initiative de ce dernier visant à destituer le président de l’Assemblée nationale est une démarche dangereuse qui pourrait ouvrir une brèche fatale dans le fonctionnement des institutions.
“Nous sommes en guerre, des Congolais meurent chaque jour à l’Est, et au lieu de contribuer à l’unité nationale, certains députés comme Christophe Mbindule choisissent de semer une crise institutionnelle. C’est une irresponsabilité politique grave que nous devons dénoncer avec la dernière énergie”, a déclaré Fabrice Sambili.
Pour le cadre de l’opposition à Beni, le fait que le député Mbindule appartienne à la majorité présidentielle ne lui donne aucun droit de transformer l’Assemblée nationale en un champ de manœuvres politiques pour régler des comptes.
“Je suis de l’opposition, normalement je devrais rester en retrait sur ce genre de querelles internes à la majorité. Mais quand on voit un député, simplement parce qu’il est proche du Chef de l’État, se permettre de mettre en péril l’équilibre des institutions, nous avons le devoir patriotique de parler. La crise institutionnelle n’a pas de couleur politique : elle détruit tout le pays”, a-t-il martelé.
L’acteur politique Fabrice saa mbili insiste : la RDC n’a pas besoin de crises supplémentaires dans ses institutions. Alors que le pays se bat déjà contre une guerre imposée à l’Est, les manœuvres comme celle de Mbindulé sont, selon lui, comparables à une trahison contre le peuple.
“Notre pays se trouve sur le fil du rasoir. Les ennemis du pays rêvent de voir nos institutions paralysées, et voilà que Christophe Mbindule veut leur offrir ce cadeau sur un plateau d’argent. Ce comportement n’est pas digne d’un député national”, a-t-il ajouté.
Pour Fabrice Sambili, la pétition visant Vital Kamerhe ne repose sur aucun argument sérieux, mais sur une instrumentalisation politicienne dangereuse. Il appelle les autres députés et la population à ne pas se laisser distraire par des initiatives qui n’apportent rien au peuple.
La rédaction


