Le Ministre d’État Guylain Nyembo a officiellement lancé, ce mardi 9 décembre 2025 à Kinshasa, le mécanisme national de coordination de l’approche Nexus Humanitaire–Développement–Paix (HDP).
Cette initiative vise à renforcer la cohérence et l’efficacité des interventions publiques et partenaires dans les zones fragiles de la République démocratique du Congo, en alignant les efforts humanitaires, de développement et de consolidation de la paix.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en RDC, des membres du Gouvernement, des agences onusiennes, des missions diplomatiques, de la société civile et du secteur privé.
Un cadre stratégique pour la cohérence des actions

Huit mois après le Forum technique de mars 2025, qui avait redynamisé les Groupes Thématiques Sectoriels, le Gouvernement concrétise l’engagement de mettre en place le Groupe de Concertation Nexus-HDP.
Selon le Ministre d’État, cette plateforme constitue un « sentier vertueux vers la stabilité et le développement » dans les provinces confrontées à des crises persistantes.
Elle permettra de coordonner les actions des acteurs humanitaires, de développement et de paix, tout en affirmant le leadership stratégique de l’État et en mutualisant les efforts pour maximiser l’impact collectif.
La paix, condition indispensable au développement
Lors de son allocution, Guylain Nyembo a rappelé que la paix et le développement sont intimement liés.
« Sans paix, il est difficile de penser développement durable. Mais nous sommes déterminés à surmonter ces défis », a-t-il déclaré.
Le mécanisme Nexus-HDP ambitionne de créer des synergies entre les acteurs nationaux et internationaux, afin de garantir des interventions plus efficaces, ciblées et durables, en particulier dans les zones où les crises humanitaires et les tensions sociales persistent.
Une plateforme pour un impact durable
Le lancement de ce cadre stratégique ouvre la voie à une approche plus intégrée des problématiques sécuritaires, humanitaires et socio-économiques.
Il permet également au Gouvernement de renforcer sa coordination avec les partenaires internationaux et la société civile, dans un effort collectif visant à transformer les zones fragiles en espaces de stabilité, de résilience et de développement durable.
Lydia Mangala


