À l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics (INBTP), la troisième étape de la caravane de sensibilisation d’EXPUNRDC 2026 s’est imposée comme un moment de projection vers l’avenir, porté notamment par la vision du coordonnateur du programme, Jonathan Mitelezi, qui a placé la jeunesse congolaise au centre des solutions de demain.
Face à un public d’étudiants majoritairement tourné vers les métiers techniques et d’ingénierie, il a rappelé le socle même de l’initiative EXPUNRDC, celui de transformer le potentiel intellectuel en impact concret.

Pour lui, la République démocratique du Congo ne manque ni d’idées ni de talents. Le véritable défi réside dans l’absence d’encadrement, de structuration et de financement des projets portés par les jeunes.
« Beaucoup d’idées restent encore au stade d’intuition. Notre mission est de les transformer en solutions réelles », a-t-il expliqué en substance.

Dans cette logique, Jonathan Mitelezi a insisté sur le rôle stratégique de cette escale à l’INBTP. Une étape loin d’être anodine dans un pays où les besoins en infrastructures, en urbanisation et en innovation technique sont immenses.
Pour le coordonnateur, les étudiants ingénieurs ne doivent plus se limiter à apprendre à construire, mais à penser, concevoir et résoudre.
« Nous ne voulons pas seulement exposer des projets, mais former des acteurs capables de répondre concrètement aux défis du pays », a-t-il martelé.

Son intervention s’est voulue à la fois lucide et mobilisatrice. Lucide, parce qu’elle met en évidence les limites actuelles du système d’accompagnement des jeunes porteurs de projets. Mobilisatrice, parce qu’elle invite à un changement de posture.
Plutôt que d’attendre des opportunités, il appelle les étudiants à les créer.
Il revendique une approche de proximité en allant à la rencontre des étudiants, encomprenant leurs réalités et en leur offrant des outils concrets, formation, mentorat, accompagnement technique, pour faire émerger des solutions adaptées au contexte congolais.
S’adressant directement à la jeunesse, son message a été celui de passer de l’idée à l’action.
Il a encouragé les étudiants à ne pas attendre que leur avenir se dessine pour eux, mais à s’en saisir dès maintenant, en s’inscrivant dans une dynamique d’innovation et d’entrepreneuriat.
Dans cette perspective, il a également lancé un appel aux acteurs académiques, rappelant que derrière chaque innovation réussie se trouve souvent un encadrement solide.
« Il n’y a pas de projet sans accompagnement, pas de vision sans encadrement », a-t-il laissé entendre, invitant les enseignants et chercheurs à jouer pleinement leur rôle de catalyseurs.

Jonathan Mitelezi ambitionne de faire de l’université congolaise un véritable écosystème de production de solutions, connecté aux réalités du pays.
À l’INBTP, cette vision a trouvé un écho particulier. Car ici, plus qu’ailleurs, se forme une génération appelée à bâtir, au sens propre comme au figuré, les fondations du développement national.
Le coordonnateur d’EXPUNRDC a rappelé à l’évidence selon laquelle le futur du Congo ne se décrète pas, il se construit, et il commence dans les amphithéâtres.
Lydia Mangala


