La situation épidémiologique en République démocratique du Congo montre des signes globalement encourageants, avec une tendance à la baisse pour plusieurs maladies, même si la vigilance reste de mise dans certaines provinces.
Concernant la Mpox, les indicateurs actuels traduisent une nette amélioration de la situation. Malgré un cumul d’environ 230 000 cas enregistrés depuis le début de l’épidémie, le taux d’occupation des lits reste très faible, avec seulement 5 patients pris en charge sur 87 lits installés. Cette évolution positive témoigne de l’efficacité des efforts de riposte, notamment en matière de prise en charge et de sensibilisation. Toutefois, les autorités sanitaires concentrent désormais leurs actions dans la province du Haut-Katanga, actuellement la plus touchée, où des équipes sont déployées pour renforcer les soins et accélérer les activités de vaccination.
S’agissant du choléra, la tendance est également à la baisse. Le pays a enregistré 1 200 cas au cours de la semaine épidémiologique 10, contre 1 377 la semaine précédente, confirmant ainsi un recul progressif de la maladie. Pour consolider ces acquis, une campagne de vaccination réactive est prévue dans les zones les plus affectées, tandis que la surveillance épidémiologique est intensifiée dans des provinces comme le Maï-Ndombe et le Sankuru, où les risques de propagation demeurent élevés.
Par ailleurs, la lutte contre la rougeole se poursuit activement avec la mise en œuvre d’un nouveau plan de riposte ciblant une trentaine de zones de santé actuellement en situation d’épidémie. L’objectif est de contenir rapidement la propagation de la maladie et de protéger les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants.
En ce qui concerne la poliomyélite, les autorités sanitaires annoncent le lancement, dès le mois d’avril, de grandes campagnes nationales de vaccination sur l’ensemble du territoire. Ces opérations seront, dans certaines provinces, couplées au vaccin Rougeole-Rubéole afin de renforcer la couverture immunitaire et d’optimiser l’impact des interventions de santé publique.

Dans l’ensemble, ces évolutions montrent une amélioration progressive de la situation sanitaire, tout en soulignant la nécessité de maintenir les efforts de prévention, de surveillance et de vaccination pour éviter toute résurgence des épidémies en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


