Dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé, ce mardi 19 mars 2025, son soutien à l’initiative des Églises congolaises visant à instaurer un dialogue en faveur de la paix et du rétablissement de la souveraineté congolaise.
Un message de soutien direct
Ce mardi 19 mars 2025, sur X (anciennement Twitter), Emmanuel Macron a déclaré :
« J’ai reçu une délégation des Églises congolaises engagées pour la paix en RDC. J’appuie pleinement leur initiative. Pour dépasser la crise actuelle à l’Est du pays et permettre le rétablissement de la souveraineté congolaise, la France soutient le dialogue. »
Ces propos interviennent dans le sillage de rencontres régionales et illustrent l’engagement de la France en faveur d’un effort de paix négocié, indispensable pour surmonter les défis sécuritaires qui affectent la région.
Une initiative portée par les acteurs religieux
La démarche, orchestrée conjointement par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), se matérialise autour du « Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble en République Démocratique du Congo et dans les Grands Lacs ».
Depuis plus d’un mois, ces organisations religieuses multiplient les consultations, tant au niveau national qu’international, en rencontrant des dirigeants régionaux, dont ceux de l’Angola, de l’Ouganda, du Rwanda et du Kenya, ainsi que le président congolais Félix Tshisekedi et même des représentants de la rébellion du M23.
Un contexte régional favorable
Dans ce climat de recherche de solutions, Emmanuel Macron a salué la récente rencontre à Doha entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, organisée sous l’égide de l’Émir du Qatar.
Selon le chef de l’État français, cette rencontre, ainsi que tous les efforts régionaux, sont essentiels pour instaurer un cessez-le-feu durable dans l’Est de la RDC. « Ils doivent se poursuivre », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’une dynamique de dialogue et de coopération renforcée au niveau régional.
Une délégation engagée
La délégation reçue à l’Élysée comprenait des représentants éminents de la CENCO et de l’ECC, notamment Monseigneur Fulgence Muteba et Monseigneur Donatien Nshole, aux côtés du Révérend André Bokundoa Bo-Likabe et du Révérend Eric Nsenga.
Ces acteurs, véritables artisans de la paix, jouent un rôle central dans la promotion du dialogue et la recherche d’un accord visant à atténuer la crise sécuritaire qui frappe l’Est de la RDC.
En appuyant cette initiative des Églises congolaises, Emmanuel Macron réaffirme l’engagement de la France pour la paix et le dialogue en Afrique.
Au-delà des considérations politiques, il s’agit de redonner espoir aux populations congolaises, en soutenant une approche négociée qui pourrait, à terme, permettre à la RDC de recouvrer sa pleine souveraineté et d’ouvrir la voie à un avenir pacifique et inclusif.
Ce message fort, relayé depuis l’Élysée, témoigne de la volonté partagée, tant par les acteurs étatiques que religieux, de bâtir un climat de confiance propice à la réconciliation et au développement durable dans la région des Grands Lacs.
Lydia Mangala


