À l’approche de la clôture du mois dédié aux droits des femmes, la prison de Ndolo a accueilli, le samedi 28 mars, une activité organisée en collaboration avec le Ministère du Genre, Famille et Enfant, autour du thème des Nations Unies : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ». L’initiative a mis en lumière les conditions de détention des femmes tout en réaffirmant leur droit à la dignité et à la réinsertion sociale.
Dans son intervention, le commandant de la prison, le colonel Flory Manga Bakafwa, a rappelé la portée symbolique et universelle de la Journée internationale des droits des femmes. Il a souligné que cette journée dépasse le cadre commémoratif pour incarner la reconnaissance du courage et de la résilience des femmes à travers le monde. Il a également présenté les efforts déployés au sein de l’établissement, notamment des formations professionnelles en pâtisserie, saponification et perlage, destinées à préparer les détenues à leur réinsertion.
De son côté, la greffière Maguy Kalumba a encouragé les pensionnaires à transformer leur expérience carcérale en opportunité de reconstruction personnelle. Elle a insisté sur la dimension formative de l’environnement pénitentiaire, tout en appelant à une solidarité nationale envers les femmes touchées par les conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, dont les souffrances restent, selon elle, largement silencieuses.
Le directeur de l’administration pénitentiaire militaire, le colonel Jonathan Mutombo, a pour sa part rappelé que la mission de la prison ne peut se limiter à la privation de liberté. Il a expliqué que l’institution doit également jouer un rôle éducatif et civique, en vue de favoriser un meilleur reclassement social et professionnel des détenues après leur libération.
Représentant la ministre du Genre, Famille et Enfant, la conseillère Marie-Rose Mangwamboa Ingoy a transmis un message d’encouragement et de responsabilisation. Elle a insisté sur la capacité de résilience des femmes, affirmant que même en situation de détention, elles peuvent se reconstruire et préparer un avenir meilleur, tout en respectant les exigences de la justice.
En guise de soutien, des pagnes ainsi que des vivres et biens de première nécessité ont été remis aux détenues au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, madame Micheline Ombaye Kalama. Ce geste s’inscrit dans une démarche d’accompagnement social et humanitaire en faveur des femmes en détention.
La cérémonie a également enregistré la présence du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme ainsi que du Bureau d’appui à l’administration pénitentiaire de la MONUSCO, témoignant de l’intérêt des partenaires internationaux pour les conditions de détention en RDC.
L’activité s’est clôturée par une visite des stands de production réalisés par les détenues, au cours de laquelle les invités ont procédé à des achats symboliques afin d’encourager les initiatives économiques développées au sein de la prison.
Lydia Mangala


