Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part ce mercredi 3 septembre 2025 à une séance de travail convoquée par le Premier Président de la Cour des Comptes.
Cette rencontre, tenue au siège de la Cour, a réuni également la Ministre d’État, Ministre des Affaires Sociales et Actions Humanitaires, Ève Bazaïba.
Un audit centré sur la gestion des fonds miniers

Les discussions ont porté sur deux points majeurs :
– La présentation et la discussion des recommandations de l’audit réalisé en 2024 par la Cour des Comptes sur la gestion de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières destinée aux projets de développement communautaire pour la période 2018–2023 ;
– La planification de l’audit de la redevance minière allouée aux Entités Territoriales Décentralisées (ETD).
Les deux membres du Gouvernement Suminwa ont salué la qualité du travail accompli par la Cour des Comptes, rappelant l’importance de son rôle constitutionnel de contrôle et de veille sur la bonne gestion des deniers publics.
La dotation de 0,3 %, un levier de développement communautaire
Le Ministre des Mines Louis Watum et la Ministre d’État Ève Bazaiba ont réaffirmé que la dotation de 0,3 % doit être un outil stratégique de financement des projets de développement communautaire dans les zones affectées par les activités minières.
Ils ont insisté que sa gestion optimale constitue un enjeu crucial pour restaurer la confiance des populations et renforcer la légitimité de l’action publique, conformément à la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ils ont par ailleurs mis en avant plusieurs réformes déjà engagées notamment la mutualisation des projets, l’implication accrue des autorités locales, numérisation de la gestion et la formation des animateurs DOTs, afin de corriger les dysfonctionnements relevés dans le rapport de la Cour des Comptes.
Vers une collaboration renforcée avec la Cour des Comptes
Pour le Premier Président de la Cour des Comptes, cette séance marque le début d’une collaboration consolidée entre son institution et les deux ministères concernés.
L’objectif est de garantir que les fonds issus des ressources minières, essentiels au développement local, soient gérés de manière transparente, efficace et au bénéfice direct des communautés impactées.
Lydia Mangala


