À quelques heures du coup d’envoi du huitième de finale tant attendu entre la Tanzanie et le Maroc, l’effervescence monte à Rabat. Prévue ce dimanche 4 janvier à 17h00 au complexe sportif Prince Moulay Abdellah, cette rencontre place les Taifa Stars face à un mur. Le pays hôte, favori de la compétition et porté par tout un peuple.
Face à la presse, le sélectionneur de la Tanzanie, Miguel Gamondi, a affiché un mélange de réalisme et d’ambition, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes. Pour Gamondi, qui connaît parfaitement le football africain, affronter les Lions de l’Atlas sur leurs terres lors d’une phase à élimination directe représente le sommet de la difficulté. Il ne s’en cache pas.
« Ce match contre le Maroc est probablement le défi le plus difficile de l’histoire du football tanzanien. », a-t-il prévenu en conférence de presse d’avant-match.
Toutefois, loin de se présenter en victime résignée, le technicien argentin insiste sur la fierté nationale et l’image que son équipe doit renvoyer au continent.
« Nous ferons de notre mieux pour obtenir un résultat et donner une bonne image du football tanzanien. », a expliqué Miguel Gamondi.
Sans doute, le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat s’annonce comme une véritable cocotte-minute. Pour beaucoup d’équipes, la pression d’un public hostile pourrait être un frein, mais Gamondi préfère y voir une opportunité unique pour ses joueurs de briller sous les projecteurs du monde entier.
« Ce sera un moment spécial. Un stade plein à craquer, une audience mondiale, c’est un privilège. Il n’y a pas besoin de motiver les joueurs, ils veulent donner le meilleur d’eux-mêmes pour le pays. », a-t-il confié.
Si le Maroc part favori sur le papier, la Tanzanie compte jouer crânement sa chance. L’objectif affiché par le staff technique est clair. Il s’agit de ne pas se contenter de figurer, mais bien de bousculer la hiérarchie pour ramener une qualification historique à Dar es Salaam.
Le rendez-vous est pris. À 17h00, sous les yeux de millions de téléspectateurs, la Tanzanie tentera de transformer ce « défi le plus difficile » en le plus grand exploit de son histoire.
Josaphat Mayi, à Rabat


