Le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a reçu ce jeudi 21 mai une délégation de Human Rights Watch conduite par son secrétaire exécutif, Philippe Bolopion. Au cœur des échanges, l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, avec un focus particulier sur la ville d’Uvira.
Lors de cette audience, la délégation de Human Rights Watch a présenté les conclusions de ses enquêtes de terrain menées dans cette zone sensible du Sud-Kivu. Les discussions ont permis d’analyser l’évolution de la situation sécuritaire à Uvira, notamment face à la persistance des violences attribuées aux groupes armés, ainsi que les dispositifs mis en place pour assurer la protection des populations civiles.
Parmi les points abordés figurent également certaines préoccupations liées à des cas de défaillances internes, notamment des actes de trahison présumés et des arrestations de hauts officiers des FARDC. Ces éléments traduisent la complexité de la situation sécuritaire dans la région, où les défis restent multiples et imbriqués.
La délégation de Human Rights Watch a, pour sa part, salué les efforts engagés par les autorités congolaises dans la recherche de solutions durables pour le retour de la paix dans l’est du pays. Elle a encouragé la poursuite des actions visant à renforcer la sécurité et la protection des civils.
Dans son intervention, Guy Kabombo a mis en avant l’engagement des autorités nationales, sous l’impulsion du Commandant suprême des FARDC, Félix Tshisekedi, pour restaurer la stabilité dans les zones affectées par les conflits. Il a évoqué les efforts consentis pour lutter contre les abus et les violences commis à l’encontre des populations civiles.
Le VPM a également insisté sur la nécessité, pour les organisations intervenant dans les zones de conflit, de respecter strictement les procédures en vigueur dans le traitement des dossiers sécuritaires. Dans cette optique, il a invité Human Rights Watch à poursuivre un travail rigoureux et objectif, fondé sur les réalités observées sur le terrain.
Enfin, il a tenu à rassurer sur le fait que les interventions des services de sécurité entrent dans le respect des textes légaux en vigueur, soulignant la volonté du gouvernement de concilier impératifs sécuritaires et respect des droits humains.
Cette rencontre a pour objectif de mieux appréhender les défis sécuritaires persistants dans l’est du pays et renforcer les mécanismes de protection des populations civiles.
Lydia Mangala


