
À Paris, près de 1.500 manifestants ont défiler ce samedi 01 Février pour dénoncer à voix haute le manque de soutien de la communauté international face à l’offensive des rebelles du M23 sous la houlette du Rwanda dans l’Est de la République démocratique du Congo. Une guerre que subit la République Démocratique du Congo depuis bientôt 30 ans. Ces manifestants, ont marché de la place de la Bastille à celle de la Nation, tout en arborant le drapeau congolais et des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire des slogans tels que « Stop à la guerre », « Nos richesses, notre droit » ou encore « All eyes on Congo ».
Un Ras-le-bol de ce silence

Ces manifestants n’ont pas cacher leurs mécontentements face à la situation dans l’Est de la RDC.
« Le Rwanda, c’est des voleurs, l’UE des receleurs. On veut pas de bla-bla, à l’Union européenne de prendre des décisions de sanctions » à l’égard de Kigali, a affirmé un manifestant Valéry Kanu.
La capitale congolaise accuse sans cesse le Rwanda de vouloir prendre de manière forte les ressources minières de l’Est. Des nombreux slogans hostiles adressés au Rwanda et à son président Paul Kagame, qu’ils accusent avec dernière énergie d’entretenir un conflit depuis bientôt 30 ans dans la partie l’Est du Congo. Par ailleurs ce dernier affirme, lui, vouloir éradiquer des groupes armés, notamment créés par d’ex-responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui menacent selon lui sa sécurité.
ces manifestants ont fait savoir de leur désarroi face au manque de réaction de la communauté internationale.
« La Belgique, la France, on a besoin de votre aide, vous vous cachez derrière les Rwandais…. On n’est pas soutenus », à déclarer une manifestante en colère.
Même scène de révolte et de colère s’est fait entendre à Bruxelles, capitale de la Belgique

“Nous ne lâcherons rien tant qu’il n’y aura pas de sanctions effectives envers le Rwanda, comme la suspension du soutien militaire et l’annulation des accords concernant les ressources minières entre l’UE et le Rwanda“, a déclaré Brenda Odimba, membre du collectif des associations de la diaspora congolaise.
sur la place du Trône en passant par l’ambassade des États-Unis pour chuté à la place du Luxembourg où s’était tenue un sit-in jusque dans la soirée, des associations congolaises de la diaspora, à la manœuvre de la manifestation, on lancer le message sous le thème de “Telema Tobundela Mboka” (“Debout pour sauver la patrie”), un appel a la Belgique et à l’Union européenne de prendre des mesures effectives afin de mettre fin le conflit, qui s’est intensifié depuis lundi dernier dans l’Est de la RDC. Selon les chiffes de la police bruxelloise, plus des 500 manifestants, ont inondé ce samedi la capitale afin de dire “stop au génocide” en République démocratique du Congo.
“Pour l’Ukraine, des discours, pour la RDC, du silence: exigeons l’égalité“, pouvait-on lire sur une pancarte.
“Depuis 30 ans, cette guerre fait rage dans l’est du Congo, sur fond de pillage des ressources congolaises. Mais c’est maintenant que la situation est la plus critique“, a déclaré Brenda Odimba
D’après les organisateurs, la Belgique et l’UE devraient normalement imposer des sanctions au Rwanda. Selon la BBC, un groupe d’experts de l’ONU aurait trouvé des preuves d’un lien direct entre l’armée rwandaise et les rebelles du M23. Vu le récent appel de la Belgique auprès de l’UE pour des sanctions envers le Rwanda, qui soutient le M23 militairement et économiquement, la manifestante espère qu’il ne s’agit pas de “mots en vain“.
“Nous vivons là-bas depuis 20 ans et ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas comparable à ce qu’il s’est passé ces dernières décennies”, a témoigner Esther Tshienda Ntoto, cofondatrice du centre éducatif “Un jour nouveau” en RDC.
“Il y a une volonté de détruire notre nation“, appui-t-elle, qui renvoie au nombre débordant des déplacés, des blessés et des sans vies à la suite des combats qui font rage. “Toujours sur le qui-vive, nous survivons continuellement”, a-t-elle conclu
Ben Mandjolo

