Désigné pour officier lors de la rencontre opposant le Maroc aux Comores, Jean-Jacques Ndala savait qu’il serait scruté dans un contexte à haute intensité émotionnelle et médiatique. Match d’ouverture, pays hôte engagé, tribunes pleines, tous les ingrédients étaient réunis pour mettre l’arbitrage à rude épreuve.
Sur le plan disciplinaire, Ndala a opté pour une gestion ferme du jeu. Les quatre cartons jaunes distribués, dont trois à l’encontre de la sélection Marocaine, traduisent une volonté claire de poser des limites dès les premières fautes d’engagement. Ce choix, bien que critiqué par moments, s’inscrit dans une logique de prévention, visant à éviter toute dérive dans un match à forte charge émotionnelle.
La décision la plus marquante reste l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc. Appuyée par l’assistance de la VAR, cette décision témoigne d’un arbitrage assumé, courageux et aligné avec les protocoles modernes. Dans un tel contexte, faire appel à la VAR et maintenir sa décision finale jusqu’à la fin démontre une certaine maturité et une bonne maîtrise de la pression.

Cependant, l’analyse révèle également quelques zones d’ombre. Certaines situations litigieuses ont soulevé des interrogations quant à la constance dans l’appréciation des fautes, notamment dans les duels physiques similaires sanctionnés différemment selon les séquences. Ce manque d’homogénéité a pu croître un sentiment d’injustice chez les joueurs, sans pour autant basculer dans une erreur manifeste d’arbitrage.
En gros, la prestation de Jean-Jacques Ndala peut être qualifié satisfaisante, notamment marquée par des décisions fortes et une autorité affirmée. Si la cohérence dans la lecture des contacts reste un axe d’amélioration, l’arbitre congolais a démontré qu’il possède le tempérament et le sang-froid nécessaires pour gérer des rencontres de haut niveau continental.
Ben Mandjolo


