La Synergie des Jeunes Africains pour la Consolidation de la Paix et la Sécurité (SJACPS), représentée par son président, l’Ambassadeur Chris Muakuya Ngalamulume, a activement pris part aux consultations organisées par l’Union Africaine sur la situation sécuritaire en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Ces consultations étaient co-animées par les envoyées spéciales de l’Union Africaine, Sanda Oumarou, Ambassadrice chargée des questions de paix et de sécurité, et Fatima Diallo, médiatrice régionale, dont la présence a renforcé la dynamique inclusive de ce dialogue.
Une participation qui symbolise la montée en puissance d’une jeunesse consciente, organisée et porteuse d’alternatives pour la paix.
Une jeunesse impliquée dans la paix régionale

À travers cette participation, la SJACPS a affirmé l’importance cruciale de considérer la jeunesse comme une force de transformation dans les processus de paix.
Loin d’être de simples observateurs, les jeunes présents à ces consultations ont témoigné de leurs expériences, partagé leurs analyses de terrain et proposé des pistes concrètes pour améliorer la résilience des communautés affectées.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de sortir du schéma où les décisions sont prises sans les principaux concernés, pour instaurer une gouvernance sécuritaire plus inclusive, plus représentative et davantage ancrée dans les réalités locales.
Un plaidoyer remis aux émissaires de l’Union Africaine

À l’issue des échanges, la SJACPS a remis une note de plaidoyer aux émissaires de l’Union Africaine notamment à Sanda Oumarou et Fatima Diallo, chargées de la facilitation du dialogue régional.
Ce document s’appuie sur les réalités vécues par les jeunes dans les zones en conflit et souligne l’urgence d’une approche participative dans tous les processus de paix en cours.
Il y est question de reconnaissance du rôle des jeunes comme bâtisseurs de paix, mais aussi de la nécessité de leur confier des responsabilités concrètes au sein des mécanismes de résolution de conflits.
Le geste de remise du plaidoyer n’était pas symbolique, il représentait un appel fort à écouter les voix de celles et ceux qui vivent au quotidien les conséquences de l’instabilité.
Cette contribution écrite vient nourrir la feuille de route des missions confiées par l’Union Africaine, avec l’espoir que les recommandations formulées ne resteront pas lettre morte.
La paix, une construction collective et communautaire

Pour la SJACPS, la paix ne peut être imposée d’en haut ni décrétée en dehors des peuples. Elle se construit d’abord dans les esprits, se cultive au sein des familles, des quartiers, des écoles et des associations.
L’ambassadeur Chris Muakuya a exprimé, à travers ses interventions, une conviction profonde dans laquelle il estime que sans l’adhésion active et sincère des communautés locales, aucune initiative diplomatique ne pourra produire des résultats durables.
Les jeunes, souvent marginalisés, doivent être vus comme des partenaires stratégiques. Ils sont capables d’agir comme relais entre les institutions et les populations, d’apaiser les tensions, de reconstruire la confiance et de catalyser les changements positifs.
La paix, selon la SJACPS, doit devenir une responsabilité partagée où chaque acteur, qu’il soit jeune ou adulte, homme ou femme, décideur ou citoyen, trouve sa place et son rôle.
Une reconnaissance à la MONUSCO

La participation active de la jeunesse congolaise à ces consultations n’aurait pas été possible sans le soutien logistique et institutionnel de la MONUSCO.
En facilitant cette implication, la mission des Nations Unies a envoyé un signal clair sur sa volonté de collaborer avec la jeunesse congolaise dans les dynamiques de paix.
Ce soutien va au-delà d’un simple accompagnement, il témoigne d’une reconnaissance du rôle irremplaçable que les jeunes peuvent jouer dans les processus de stabilisation, de prévention des conflits et de réconciliation communautaire.
Pour la SJACPS, cette reconnaissance doit désormais se traduire par des partenariats concrets, des espaces d’expression renforcés et une place réelle dans les mécanismes décisionnels liés à la paix et à la sécurité en RDC.

À travers sa participation, la SJACPS a réitéré que les jeunes Congolais ne veulent plus être considérés comme des victimes passives des conflits, mais comme des bâtisseurs de paix. Leur voix, leur vécu et leur engagement constituent une richesse stratégique que les institutions nationales, régionales et internationales gagneraient à intégrer de manière effective. Car il ne peut y avoir de paix durable sans ceux qui en portent déjà les graines dans leur engagement quotidien.
Lydia Mangala


