La ville de Kisangani est plongée depuis dimanche 09 février dans un délestage électrique drastique qui s’accompagne d’une sévère pénurie d’eau dans plusieurs quartiers. La panne survenue à la centrale hydroélectrique de la Tshopo a empêché REGIDESO de fournir la quantité d’eau habituelle aux habitants, provoquant ainsi une crise dans l’approvisionnement en eau.
Ce lundi 10 février, face à cette situation critique, de nombreux Boyomais se sont rendus en urgence aux abords du fleuve Congo et de la rivière Tshopo pour se baigner ou ravitailler leurs foyers. Malheureusement, cette pénurie a conduit à une tragédie : un jeune homme de 14 ans, prénommé Dieu-Merci et résidant sur la 12e avenue Tshopo, a perdu la vie par noyade. Sa dépouille mortelle a été repérée sur les eaux vers 14h, alors qu’il s’était rendu sur les lieux pour prendre un bain et rapporter une quantité d’eau pour sa famille.
Face à cette situation d’urgence, le gouvernement provincial est intervenu en suppléant REGIDESO en combustible pour tenter de rétablir provisoirement l’approvisionnement en eau dans la ville. Toutefois, jusqu’à l’après-midi de ce lundi, seuls quelques quartiers bénéficiaient de ce ravitaillement, et certains habitants se sont vus contraints de vendre des bidons de 20 litres au prix de 1000 FC.
Dans le même temps, une organisation de la société civile a exigé que REGIDESO rende public un horaire précis de fourniture d’eau, afin d’informer les citoyens et d’éviter une aggravation de la crise. Par ailleurs, la SNEL a indiqué que la réparation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo se poursuivra jusqu’à jeudi à 10h, espérant ainsi rétablir rapidement un service normal dans la ville.
Cette conjoncture, marquée par des délestages électriques et une pénurie d’eau, met en lumière les difficultés que rencontrent les infrastructures de Kisangani, exacerbant la vulnérabilité des populations face à des conditions de vie de plus en plus précaires. La tragédie survenue ce lundi, avec la perte de vie d’un jeune garçon, illustre cruellement les conséquences humaines de cette crise.
Lydia Mangala


