La Banque Centrale du Congo (BCC) a annoncé, à travers un communiqué rendu public le lundi 18 août 2025, avoir procédé à une vente de devises équivalente à 50 millions de dollars américains, au taux de 2.776 CDF pour 1 USD, aux banques commerciales.
Cette opération vise à renforcer la stabilité du franc congolais, soumis à de fortes pressions sur le marché de change.
Une mesure de stabilisation monétaire
Dans son communiqué signé par le gouverneur André Wameso Nkualoloki, la BCC précise que cette injection de devises a pour but de contenir les fluctuations du taux de change et de préserver le pouvoir d’achat de la population.
« La Banque Centrale du Congo porte à votre connaissance qu’elle a procédé, en date du 18 août 2025, à une vente de devises d’USD 50 millions au taux de change de CDF 2.776 contre 1 USD aux banques commerciales dans le but de stabiliser la monnaie nationale », indique le document officiel.
Appel à des transactions bancarisées
La BCC exhorte par ailleurs la population et les opérateurs économiques à effectuer leurs opérations de change exclusivement par voie bancaire.
Cette recommandation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la spéculation monétaire et le blanchiment des capitaux.
« Elle encourage vivement la population ainsi que les opérateurs économiques à orienter et à conclure leurs opérations de change par voie bancaire et ce, dans le respect du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux », précise le communiqué.
Un signal fort aux marchés
Cette opération de cession de devises apparaît comme un signal fort adressé aux marchés, dans un contexte marqué par une volatilité persistante du franc congolais.
Elle traduit la volonté des autorités monétaires d’assurer la stabilité macroéconomique et de renforcer la confiance des acteurs économiques dans le système bancaire.
Avec ce geste, la BCC réaffirme son rôle central dans la régulation monétaire et la défense de la valeur de la monnaie nationale, en appui aux efforts du gouvernement pour contenir l’inflation et protéger les ménages.

Lydia Mangala


