La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour mieux positionner ses produits sur le marché international. À Kinshasa, un nouveau pas a été franchi dans le cadre du partenariat de normalisation avec le Royaume-Uni, axé sur le renforcement des capacités en matière de normes pour les produits agricoles.
Avec l’appui de UK International Development, du British Standards Institution et de TradeMark Africa, cette initiative vise à améliorer la qualité et la conformité des produits congolais tels que le café, le cacao et les épices. L’objectif est de permettre aux acteurs congolais de tirer pleinement profit du partenariat commercial entre la RDC et le Royaume-Uni, lancé en novembre dernier.
Ce partenariat offre une opportunité majeure, avec près de 99,8 % des produits « made in DRC » pouvant accéder au marché britannique sans paiement de droits de douane. Une ouverture qui exige cependant le respect strict des normes internationales en matière de qualité.
Pour répondre à cet enjeu, plusieurs acteurs ont pris part aux échanges organisés à l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa. Parmi eux, des producteurs, exportateurs, petits commerçants transfrontaliers, des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo, de la société civile, ainsi que des experts des ministères concernés et des services techniques publics.
Les discussions ont notamment porté sur les exigences des marchés internationaux et les efforts à fournir pour y répondre efficacement. Des institutions clés comme l’Office Congolais de Contrôle et l’Office National des Produits Agricoles du Congo ont été au centre des échanges, compte tenu de leur rôle dans le contrôle de la qualité et la certification des produits.
Le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur l’importance de la conformité aux normes pour accéder aux marchés internationaux. Il a également évoqué les actions déjà entreprises par le Gouvernement, notamment les formations organisées dans plusieurs zones stratégiques comme Kasindi-Lubiriha (Nord-Kivu), Mahagi (Ituri) et Kasumbalesa (Haut-Katanga).
Dans la même dynamique, la modernisation de l’OCC figure parmi les priorités, afin de garantir un contrôle plus efficace des produits entrant et sortant du territoire national.
Cette initiative vise à accompagner les producteurs et les exportateurs congolais pour améliorer la compétitivité des produits locaux. Elle met aussi en lumière l’importance des normes comme levier d’accès aux marchés internationaux.
En renforçant les capacités des acteurs publics et privés, la RDC entend ainsi transformer cette opportunité commerciale avec le Royaume-Uni en véritable moteur de croissance, au bénéfice de son économie et de ses producteurs.
Lydia Mangala


