Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, fait une nouvelle fois face à un phénomène devenu presque chronique : des embouteillages monstres, même en plein jour férié. Ce lundi, alors que la circulation est généralement plus fluide dans la plupart des villes, les grands axes de la capitale congolaise ont été fortement congestionnés, provoquant une quasi-paralysie du trafic.
Sur plusieurs artères principales, notamment aux abords de la paroisse Saint Luc, la situation était particulièrement critique. Des taxis-bus stationnés à l’arrêt Érosion ont contribué à aggraver un encombrement déjà important. De nombreux usagers, surpris par cette affluence inhabituelle en période de repos officiel, s’interrogent sur les raisons d’un tel engorgement.

Les causes de ces embouteillages sont multiples. Elles tiennent notamment à l’insuffisance des infrastructures routières, au non-respect du code de la route, ainsi qu’à la forte densité de la population et du parc automobile. À cela s’ajoute la circulation intense des taxis et des motos, qui continuent de fonctionner normalement pour répondre à la demande, même en jour férié.
Les conséquences pour les habitants sont lourdes entre autres stress, fatigue, pertes de temps considérables et perturbation des activités quotidiennes. Face à cette situation récurrente, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de régulation du trafic et à accélérer l’amélioration des infrastructures urbaines.
En attendant des solutions durables, les Kinois doivent continuer à composer avec ces embouteillages devenus une réalité quotidienne, que ce soit en jour ouvrable ou férié.
Joëlle Luniongo


