Hier lundi 14 avril 2025, lors d’un briefing spécial organisé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale et président de la Commission Économie, Finances et Reconstruction, Daniel Mukoko Samba a expliqué que, malgré un contexte international incertain, les tendances macroéconomiques observées ces dernières années se maintiennent et se consolident.
Selon lui, la guerre est financée de manière équilibrée, sans entraîner d’inflation ni provoquer d’instabilités sur les marchés. Cette performance est attribuée à une meilleure coordination entre le gouvernement, la Banque centrale, les régies financières et d’autres intervenants clés. Depuis novembre, la Banque centrale soutient activement le Franc congolais en intervenant régulièrement sur le marché via la vente de bons BCC, dont la demande ne cesse d’augmenter.
La politique du carburant : baisse significative et augmentation de la consommation
Le VPM Mukoko Samba a également mis en lumière l’action entreprise début octobre dernier pour réduire le prix du carburant. Cette mesure, initialement accueillie avec scepticisme, a permis d’éviter toute pénurie, avec des stocks de produits pétroliers suffisants.
La baisse des prix, d’environ 13 % en moyenne, a conduit à une explosion de la consommation. À Kinshasa, par exemple, les volumes livrés ont presque doublé, passant d’une moyenne de 1500 m³ avant la baisse à entre 3000 et 3500 m³ actuellement.
La stabilité des prix du maïs : une amélioration grâce à la production locale
Par ailleurs, le Vice-Premier ministre a évoqué la stabilité des prix du maïs sur les marchés du Kasaï et du Haut-Katanga. Il a précisé qu’à Mbujimayi, un « meka » de maïs est vendu entre 2500 et 2800 FC, comparé à des prix allant de 8000 à 8500 FC en octobre dernier.
Cette baisse significative est attribuée aux facilités accordées aux importateurs et à une augmentation notable de la production locale, renforçant ainsi la compétitivité des produits nationaux.
En résumé, la gestion macroéconomique du gouvernement, illustrée par la stabilité des taux de change, la baisse des prix de carburant et de maïs, et un financement rigoureux de la guerre, témoigne d’une coordination réussie entre les différents acteurs économiques et financiers, garantissant ainsi un climat économique serein malgré les défis engendrés par le contexte de conflit.
Lydia Mangala


