La victoire était belle, nette et sans bavure. En s’imposant (3-0) face au Botswana, les Léopards de la République Démocratique du Congo ont assuré l’essentiel. Pourtant, un frisson d’une rare élégance aurait pu rendre l’addition encore plus salée. Cette merveille de centre signée Michel-Ange Balikwisha pour la tête de Fiston Mayele.
Un but finalement annulé par la VAR a laissé un goût d’inachevé au jeune prodige. Présent en zone mixte après la rencontre, l’attaquant de Celtic est revenu sur cette action qui a fait lever le stade. Loin d’être abattu, Balikwisha a décrit avec précision le processus créatif derrière son geste.
« J’avais de l’imagination. J’ai vu qu’ils n’étaient pas organisés. C’est à ce moment-là que j’ai appelé Joris Kayembe et il m’a entendu. Il m’a donné le ballon, je me suis dit que j’allais le caresser, puisque ça arrivait sur une tête. », a-t-il expliqué d’entrée devant les médias.

En fait, cette caresse du ballon s’est transformée en une passe décisive d’une précision chirurgicale pour Fiston Mayele. Si le geste technique a été parfait, la décision arbitrale est venue doucher l’enthousiasme général. Malgré la frustration de voir son œuvre effacée des tablettes officielles par l’arbitrage vidéo, le jeune international a préféré retenir le positif et la réussite collective.
« Dieu a fait grâce que le ballon soit arrivé à la tête de Fiston, mais le but a été refusé. Je pense que l’arbitre aurait pu laisser passer. Malheureusement, l’arbitre a annulé, mais ce n’est pas grave. », a conclu Michel-Ange Balikwisha en zone mixte.
Sans doute, cette action, bien qu’annulée, témoigne de la vision de jeu et de la confiance grandissante de Balikwisha au sein du groupe de Sébastien Desabre, sélectionneur des Léopards de la RDC. Sa capacité à lire les failles adverses et sa connexion technique avec ses coéquipiers, notamment Kayembe et Mayele, sont des signaux très encourageants pour la suite des éliminatoires.
Si la République Démocratique du Congo l’emporte, le nom de Balikwisha entrée en jeu en seconde période n’apparaît pas au tableau des passeurs. Mais son imagination a d’or et déjà conquis les supporters.
Josaphat Mayi, à Rabat


