Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) est à son tour monté au créneau dans l’affaire des violences présumées infligées à une patiente dans une structure de santé à Kinkole, à Kinshasa. Dans un communiqué rendu publique, l’instance ordinale appelle à des actions immédiates pour faire toute la lumière sur les faits.
Dans sa correspondance, le Conseil national de l’Ordre des médecins demande au président urbain de l’Ordre des médecins à Kinshasa de « prendre toutes les dispositions urgentes » afin de vérifier les informations circulant autour de cette affaire.
Il s’agit notamment de confirmer l’établissement concerné, présumé être l’Hôpital général de référence de Kinkole, d’identifier l’ensemble du personnel médical impliqué, ainsi que de reconstituer précisément les circonstances ayant conduit à cette scène de violence en salle de soins gynécologiques.
À l’origine de cette réaction, une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, montrant une femme subissant un traitement jugé violent et dégradant lors de sa prise en charge. Des images qui ont provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique et suscité une série de réactions institutionnelles.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins insiste toutefois sur la nécessité de vérifier les faits avant toute conclusion définitive, tout en soulignant leur gravité potentielle.
Dans son communiqué, l’organe ordinale affirme que si les faits sont confirmés, des mesures conservatoires devront être prises sans délai. Cela inclut l’ouverture d’un dossier disciplinaire et pénal à l’encontre du médecin cité, mais également de tous les membres de l’équipe impliquée, dans le respect des règles déontologiques régissant la profession médicale en République démocratique du Congo.
Cette sortie du Conseil national de l’Ordre des médecins vient renforcer la pression sur les acteurs du secteur de la santé, déjà interpellés par les autorités gouvernementales et la société civile, afin de préserver l’éthique médicale et de sanctionner tout manquement grave susceptible de porter atteinte à la dignité des patients.
L’affaire de Kinkole implique désormais pleinement les organes de régulation de la profession médicale, dans un contexte de forte exigence de vérité et de justice.
Lydia Mangala


