Des groupes d’activistes à Kinshasa ont prévu une marche pacifique le 12 février 2026, nommée « Sauvons Kinshasa ». Cette initiative a pour but de mettre en lumière la dégradation des conditions de vie dans la ville, y compris l’insalubrité, l’insécurité croissante, l’augmentation des tarifs des transports en commun, et la congestion routière. Les organisateurs estiment que cette mobilisation est une réponse à l’inaction des autorités provinciales face aux nombreux problèmes qui rendent la vie à Kinshasa de plus en plus difficile.
Les activistes soulignent que la ville fait face à des défis importants, tels que des inondations fréquentes, une crise environnementale et sanitaire, et une insécurité grandissante, symbolisée par les gangs connus sous le nom de « Kuluna ». Ils constatent qu’après chaque pluie, la circulation devient presque impossible, tant pour les piétons que pour les véhicules. Les routes se transforment en véritables rivières, ce qui complique les déplacements et expose la population à des risques accrus d’insécurité et d’insalubrité, ainsi qu’à une hausse des tarifs de transport.
L’insalubrité est l’un des principaux motifs de cette mobilisation. Les mouvements citoyens critiquent la gestion des déchets, affirmant que l’accumulation de détritus empêche l’écoulement des eaux de pluie et contribue à une crise sanitaire. Des dépotoirs illégaux ont été observés sur des routes principales, notamment aux intersections des avenues Lopori et Bongandanga, ainsi que Maringa et Prince Kasa-Vubu. Les organisateurs insistent :
« Les avenues de Kinshasa ne doivent pas devenir des dépotoirs. »
Les embouteillages, surtout aux heures de pointe (de 7h à 9h et de 15h à 17h), aggravent également la situation, en partie à cause des nombreux chantiers en cours. Cela complique encore la vie quotidienne des Kinois.
Les activistes dénoncent aussi le non-respect des tarifs de transport fixés par l’Hôtel de ville. Ils constatent que les hausses de prix sont devenues monnaie courante, sans que les autorités n’interviennent pour contrôler la situation, ce qui pénalise les usagers.
Face à ces difficultés, les mouvements citoyens affirment qu’il est temps de dire « stop » et qu’ils sont déterminés à descendre dans la rue pour demander la démission du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki. Ils estiment que la ville mérite une direction plus efficace, attentive aux préoccupations des habitants.
« Kinshasa traverse une période difficile », ont déclaré Kasongo Ilunga et d’autres activistes, appelant les autorités à agir rapidement pour améliorer les conditions de vie. La marche « Sauvons Kinshasa » est conçue comme une action pacifique pour interpeller les décideurs et exiger des solutions concrètes face aux défis majeurs de la ville.
Joëlle Luniongo


