Par un message public, Sharufa Amisi a attiré l’attention du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) sur une situation qui préoccupe de nombreux travailleurs du secteur bancaire.
En cause, elle a remis le non-paiement, depuis plus de deux mois, des primes liées au travail effectué les dimanches et jours fériés par les agents des banques commerciales.
Une interpellation citoyenne fondée sur la reconnaissance du leadership
Dans son adresse, Sharufa Amisi commence par saluer l’élan de rigueur et de réforme impulsé à la Banque Centrale depuis la prise de fonctions du Gouverneur. Un leadership qu’elle reconnaît ouvertement et qui, selon elle, favorise une gouvernance plus accessible et plus à l’écoute.
« Depuis votre prise de fonctions, j’ai personnellement salué l’impulsion, la rigueur et le sens du travail que vous avez insufflés », écrit-elle, soulignant que cette dynamique lui donne aujourd’hui la conviction que sa voix sera entendue.
Pour Sharufa Amisi, cette interpellation publique n’est pas une contestation, mais un appel responsable adressé à une autorité qu’elle estime attachée à la justice sociale.
Des agents engagés, mais toujours en attente de leurs droits
Au cœur de son message, Sharufa Amisi tire la sonnette d’alarme sur une réalité sociale selon laquelle des centaines d’agents bancaires attendent toujours le paiement des primes dues pour le travail accompli les dimanches et jours fériés. Une attente qui dépasse désormais deux mois, alors même que ces travailleurs continuent d’assurer leurs responsabilités quotidiennes.
« Il s’agit de personnes qui se sont pleinement engagées pour accompagner la dynamique de réforme et d’exigence que vous portez », insiste-t-elle.
Elle rappelle que, malgré ce retard, les agents concernés poursuivent leur mission avec professionnalisme, y compris pendant la période des fêtes, moment pourtant sensible pour les familles.
Un appel à la justice sociale et à la dignité du travailleur
Convaincue de l’attachement du Gouverneur de la BCC aux valeurs de justice et de reconnaissance de l’effort, Sharufa Amisi se montre confiante quant à une issue rapide.
« Je ne doute pas que cette situation trouvera une solution, car ces agents continuent de travailler, même durant les fêtes », affirme-t-elle.
À travers cette prise de parole, elle met en lumière une revendication sociale légitime, tout en réaffirmant son respect des institutions.
Par ailleurs, Sharufa Amisi veut démontrer que la réforme et la rigueur ne peuvent être pleinement efficaces que si elles s’accompagnent d’une reconnaissance concrète du travail accompli.
Par cette interpellation publique, elle donne une voix à des travailleurs souvent discrets, mais essentiels au bon fonctionnement du système bancaire congolais.
Lydia Mangala


