Le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a répondu ce mercredi 13 mai à une question orale avec débat à l’Assemblée nationale, initiée par l’Honorable députée Adèle Bazizane Maheshe, autour du taux d’accès à l’électricité et du financement des infrastructures énergétiques en République démocratique du Congo.
Au cours de cet exercice de redevabilité républicaine, le ministre a dressé un état des lieux du secteur énergétique congolais, revenant sur les avancées enregistrées depuis sa prise de fonctions il y a neuf mois, ainsi que sur les défis techniques, institutionnels et financiers qui continuent de ralentir l’électrification du pays.

Devant les députés nationaux, Aimé Sakombi Molendo a notamment mis en avant les progrès réalisés dans plusieurs projets structurants, parmi lesquels Kakobola, Bulungu et la relance du barrage de Katende. Il a également évoqué les réformes engagées dans le cadre du Compact Énergétique destiné à accélérer les investissements dans le secteur.
Le ministre a surtout présenté les ambitions du Gouvernement pour les prochaines années, avec un objectif majeur : faire passer le taux national d’accès à l’électricité de 21,5 % à 62 % d’ici 2030.
Selon lui, cette transformation reposera sur une combinaison d’investissements publics, de mobilisation du secteur privé, de développement des énergies renouvelables ainsi que sur la mise en œuvre de grands projets structurants, notamment Inga III et le complexe hydroélectrique de Pioka.
Le patron du secteur énergétique a également souligné l’importance de la finalisation de l’Atlas hydroélectrique national, qui identifie désormais 3 348 sites hydroélectriques à travers le pays, pour un potentiel réévalué à 167 000 mégawatts.
Selon Aimé Sakombi Molendo, cette cartographie énergétique ouvre la voie à une planification plus cohérente et plus crédible du développement énergétique de la RDC, tout en renforçant l’attractivité des projets auprès des investisseurs et des partenaires financiers.
Les échanges à l’Assemblée nationale ont suscité un vif intérêt des élus. Près d’une quarantaine de questions complémentaires ont été formulées autour de l’accès à l’électricité, du financement des infrastructures, de la gouvernance du secteur et de l’état d’avancement des projets énergétiques en cours dans différentes provinces du pays.
Face à ces préoccupations, le ministre poursuivra son intervention lors d’une prochaine séance plénière prévue le 19 mai 2026, au cours de laquelle il apportera des réponses détaillées aux différentes préoccupations soulevées par les députés nationaux.
À travers cet exercice parlementaire, le Gouvernement entend démontrer sa volonté d’accélérer l’électrification du pays et de faire du secteur énergétique l’un des principaux moteurs du développement économique et industriel de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


