Kinshasa, 04 décembre 2025
Au lendemain de la signature historique des Accords de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le député national Théo Kasi a livré une analyse lucide et engagée, saluant une étape « imparfaite mais indispensable » vers la pacification durable des Grands Lacs.
Pour l’élu d’Idjwi (Sud-Kivu), cette date marque moins une résolution complète des tensions qu’un moment de bascule, un point de rupture après des années de violences, de méfiance et de relations diplomatiques constamment heurtées.
« Ce n’est pas le jour où tout se règle, mais celui où l’espoir renaît »
Théo Kasi rappelle que la signature de cet accord, parrainé par les États-Unis sous la médiation du président Donald Trump, n’efface ni les douleurs du passé ni la fragilité persistante de la région.
Cependant, elle ouvre une brèche : « Après une situation durablement négative, les choses semblent enfin démarrer dans le bon sens. Il était temps de tourner la page. Il est temps de construire la paix. »
Malgré l’absence d’échanges verbaux ou de poignée de main entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, le député voit dans cette distance une forme de sincérité :
« Je préfère cette attitude à une mise en scène. Les deux dirigeants sont désormais face à la même réalité : leurs peuples respectifs. »
Une région meurtrie qui aspire à respirer
Originaire de l’Est du pays, Théo Kasi insiste sur la souffrance persistante des populations :
« À Idjwi, au Sud-Kivu, comme dans toutes les zones meurtries, trop de sang a coulé, trop de vies ont été brisées. Il était temps de tourner la page d’une belligérance pluri-décennale. »
Dans les Grands Lacs, souligne-t-il, la paix a toujours été fragile, souvent obtenue au détriment de la RDC. Pour que l’accord porte réellement ses fruits, il estime que les jeunes et les femmes doivent en devenir les piliers :
« Leur adhésion et leur énergie sont indispensables pour accompagner et pousser l’accord et lui donner vie. »
Un leadership régional et un soutien international indispensables
Pour le député Kasi, la paix ne pourra émerger que sous l’impulsion d’un leadership courageux, capable de dépasser les logiques d’ego et d’ouvrir des perspectives régionales nouvelles.
Il appelle les partenaires internationaux à jouer pleinement leur rôle États-Unis, Qatar, Burundi, Ouganda, Angola, et autres organisations multilatérales :
« Ils doivent soutenir et garantir que cette dynamique devienne une chance durable pour nos peuples et que les engagements souscrits soient pleinement applicables. »
Cette nouvelle page, estime-t-il, exige une mobilisation collective :
« La paix ne se décrète pas, elle se construit et se vit au quotidien. »
Un soutien réaffirmé au Président Tshisekedi
Théo Kasi conclut en réitérant un soutien total au Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’à tous les responsables congolais engagés dans ces pourparlers diplomatiques depuis les premières discussions jusqu’à la conclusion de l’accord :
« Faisons le choix de la paix. Car comme l’a dit N. Chamberlain : ‘Dans la guerre, il n’y a pas de vainqueurs, seulement des perdants.’ »
Joséphine Mawete


