Ce samedi 9 aout 2025, des ONG congolaises ont dénoncé les conditions de vie qualifiées de « calamiteuses » dans lesquelles vivent plusieurs familles autochtones, notamment dans l’Est de la RDC , où l’insécurité persistante intensifie leur vulnérabilité et rend leur quotidien difficile. Ces organisations congolaises se sont exprimées à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones.
En RDC, cette célébration est l’occasion pour plusieurs organisations de défense des droits humains de dresser un état des lieux de la situation des peuples autochtones en général, et des Pygmées en particulier. Selon ces organisations locales, malgré quelques avancées observées sur le plan légal, les conditions de vie du peuple pygmées reste toujours précaire.
Un appel à l’aide lancer aux autorités congolaises.
Face à cette situation, le Foyer de développement pour l’autopromotion des personnes indigentes et en détresse (FDAPID), une organisation focalisée dans la protection et la promotion des droits des Pygmées au Nord-Kivu, tiré la sonnette d’alarme.
Vicar Hangi Batundi, coordonnateur national de FDAPID, à déclaré :
« Ce qui est à féliciter, c’est qu’il y a des avancées sur le plan légal, parce que la RDC dispose d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones, Pygmées ».
Ce dernier martèle sur la nécessité de veiller à la mise en œuvre effective de cette loi, tout en soulignant les défis majeurs auxquels ces communautés sont confrontées :
« Certains vivent dans des zones d’insécurité totale, sans accès à la forêt, perdent leurs terres, et ne peuvent pas jouir de leurs droits. La vie devient de plus en plus compliquée pour les peuples autochtones. »
Pour clore, le FDAPID appelle les autorités, tant au niveau national qu’international, à se mobiliser comme un seul homme pour apporter des réponses durables aux besoins des peuples autochtones, dont les droits fondamentaux restent la plus part du temps bafoués.
Ben Mandjolo


