Lors d’un point de presse tenu le samedi dernier, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont apporté des clarifications sur la situation sécuritaire à Uvira et dénoncé ce qu’elles qualifient de poison rwandais, une campagne de manipulation visant à diviser les forces loyalistes et leurs alliés patriotes Wazalendo.
Soutien ferme au Général Olivier Gasita
Revenant sur la polémique autour du Général Olivier Gasita, accusé par certains acteurs de terrain, l’armée congolaise a rappelé que ce haut gradé est connu avec certitude par la hiérarchie et qu’il n’a jamais exercé au Nord-Kivu ni au Sud-Kivu depuis plus de 25 ans.
Sa nomination, intervenue en janvier 2025 comme commandant adjoint chargé des opérations et du renseignement, n’a jamais été remise en cause jusqu’ici.
Les FARDC dénoncent une campagne de stigmatisation fondée sur son appartenance communautaire et affirment que cette hostilité est exploitée par Kigali pour justifier son intervention militaire sous prétexte de protection des Tutsis.
« L’aversion contre les officiers banyamulenge risque de donner raison à Paul Kagame », a averti le porte-parole militaire, appelant à rester unis derrière les institutions et à ne pas céder à la manipulation.
Mise en garde contre les divisions
L’armée a également critiqué certains leaders Wazalendo accusés de se laisser instrumentaliser par l’ennemi.
« Ils n’ont pas d’ordres à donner aux Forces armées », a rappelé le communiqué, mettant en garde contre toute tentative d’ingérence dans l’organisation militaire. Les FARDC estiment que ces divisions internes profitent directement aux RDF/AFC/M23, qualifiés d’agresseurs, qui cherchent à exploiter les failles pour avancer dans les Hauts Plateaux de Fizi et d’Uvira.
Démenti face aux accusations de massacres
Abordant un second volet, les FARDC ont rejeté les déclarations récentes de Corneille Nangaa, président de l’AFC, accusé de mensonges et contre-vérités.
L’armée congolaise souligne que ses propres alertes du 19 août sur les attaques répétées de la coalition AFC/M23 et alliés ont été confirmées par Nangaa lui-même lors de sa sortie médiatique du 1er septembre.
Ces offensives s’étendent désormais à Mwenga, Walikale, Uvira et Fizi, en violation des engagements des processus de paix de Washington et de Doha.
Les FARDC dénoncent également la manipulation autour de prétendus massacres de la communauté banyamulenge, accusant l’AFC et ses alliés de vouloir maquiller leurs propres crimes.
Appel à l’unité et à la vigilance

En conclusion, l’armée congolaise appelle la population à ne pas céder à la propagande, à rester vigilante et à renforcer la cohésion nationale.
« Seuls et divisés, nous serons plus faibles. Restons unis et soudés comme un seul homme derrière les institutions de la République, et la victoire finale sera congolaise », a martelé le porte-parole.
Ce point de presse marque le début d’un exercice régulier de communication des FARDC avec les médias, destiné à informer l’opinion publique sur l’évolution du conflit et les efforts de défense nationale.

Lydia Mangala


