La nouvelle législation établit désormais une journée unique, chômée et payée, dédiée à la commémoration de tous les héros nationaux.
L’article 9 stipule que la remise des insignes honorifiques incombe également au chef de l’État. Ces insignes comprennent, entre autres :
- Une plaque commémorative ornée de 81 nervures, arborant la palme de l’Ordre national des Héros nationaux. Elle est surmontée d’une étoile pour les distinctions civiles ou de fusils croisés pour les distinctions militaires.
- Une monture en or.
- Un chapeau orné de la palme dorée de l’Ordre.
Le Héros national porte un chapeau de couleur bleue, entouré d’un ruban rouge bordé de rayures jaunes.
Lumumba et Laurent-Désiré Kabila conservent leur titre
L’article 10, traitant des dispositions transitoires, stipule qu’à la promulgation de cette loi, Patrice Emery Lumumba, ancien Premier ministre, et Laurent-Désiré Kabila, ancien président de la République, maintiendront leur statut de Héros nationaux.
Cette proposition de loi émane du député national André Mbata, élu de Dimbelenge (Kasaï-Central) et membre de l’UDPS/Tshisekedi. Dans son exposé des motifs, l’auteur a rappelé qu’à ce jour, la RDC ne reconnaissait officiellement ce titre qu’à ces deux personnalités historiques majeures.
Patrice Emery Lumumba avait été proclamé Héros national par le président Joseph-Désiré Mobutu le 30 juin 1966, lors de la célébration du sixième anniversaire de l’indépendance du pays. Laurent-Désiré Kabila, quant à lui, avait été élevé à ce rang par une résolution du Parlement de transition en 2001.
Selon André Mbata, de nombreux autres Congolais ont mérité, et continueront de mériter, d’accéder à ce statut d’exception. Cependant, ils en étaient jusqu’à présent empêchés par l’absence d’un cadre juridique adéquat. Son initiative vise donc à combler cette lacune et à clarifier l’ambiguïté résultant de la loi n°009/2002 du 5 août 2002, telle que modifiée par le décret-loi n°012/2003 du 30 mars 2003. Cette loi laissait entendre qu’un ordre national était ouvert à de nouveaux héros, alors qu’elle se limitait en réalité à honorer les deux figures déjà reconnues.
Joëlle Luniongo


