Après trois années sous tutelle internationale, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a officiellement tourné la page du Comité de Normalisation (CONOR) ce mardi 15 avril. Une étape charnière qui marque le début d’une transition courte mais décisive vers le rétablissement d’un ordre électif.
Installé le 24 avril 2023 par la FIFA, le CONOR avait pour mission de stabiliser une institution alors en proie à une profonde crise de gouvernance. Entre la gestion des affaires courantes, la révision des textes statutaires et la préparation d’un processus électoral transparent, le chantier était vaste.
Durant cette période, deux figures se sont succédé à la tête de cette structure : Dieudonné Sambi, puis Belinda Luntadila, chacun contribuant à la restructuration du football congolais.
Avec le départ des membres du CONOR, l’intérim est désormais assuré par la secrétaire générale de la fédération, Lily Tshimpumpu. Cette passation de pouvoir, bien que technique, revêt une importance symbolique majeure. Elle garantit la continuité des services administratifs et la neutralité de l’instance durant la dernière ligne droite menant aux élections.
Lily Tshimpumpu hérite ainsi d’une institution dont les bases ont été consolidées, mais dont l’avenir immédiat dépend désormais du choix des électeurs. Sa mission consiste à assurer la stabilité administrative et à veiller au bon fonctionnement de la fédération jusqu’à l’installation de la nouvelle équipe dirigeante.
« C’est un constat que nous faisons tous aujourd’hui. La mission est claire : aller jusqu’au bout du processus et organiser les élections. C’est ce que nous allons faire », a-t-elle déclaré.
Désormais, l’attention des acteurs du football congolais est tournée vers le 20 mai prochain, date fixée pour l’élection du futur Comité exécutif. Ce scrutin devra mettre un terme définitif à cette période de transition et doter la FECOFA d’une direction élue, investie de la légitimité nécessaire pour engager les réformes attendues.
Si le bilan du CONOR fera sans doute l’objet de débats, sa dissolution marque avant tout le retour à une gestion autonome. Le football congolais se retrouve désormais à un tournant décisif, avec pour enjeu de transformer cette phase de normalisation en une véritable dynamique de développement pour les Léopards et les compétitions nationales.
Josaphat Mayi


