À l’occasion de la première édition de la Conférence annuelle du Service Public, tenue à Kinshasa, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba, a livré une intervention marquante sur l’état du système de santé congolais et les avancées de la Couverture Santé Universelle (CSU), érigée en priorité nationale par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un système de santé fragilisé avant la CSU
Sans complaisance, le Ministre a dressé un diagnostic clair de la situation qui prévalait avant la mise en œuvre de la CSU.
Manque criant de personnel qualifié, infrastructures sanitaires vétustes, gouvernance fragile et absence de protection financière des ménages figuraient parmi les principaux maux du système de santé congolais.
Ce tableau réaliste a permis, selon lui, de mesurer à la fois l’ampleur des défis hérités et l’importance des réformes engagées.
« Ce n’est qu’en affrontant la réalité avec courage que des solutions durables peuvent émerger », a-t-il souligné, appelant à des réformes structurelles profondes pour inverser durablement la tendance.
La CSU, une réponse globale et structurante
Face à ces faiblesses, la Couverture Santé Universelle apparaît comme une réponse systémique et ambitieuse. Le Ministre a rappelé que cette réforme vise à réduire la mortalité évitable, améliorer l’espérance de vie, estimée actuellement à 62 ans en RDC, et renforcer la résilience globale du système sanitaire.
Il a insisté sur le fait que la CSU ne se limite pas à une politique sociale, mais constitue un véritable levier de développement humain et socio-économique, en garantissant un accès équitable aux soins de santé sans risque financier pour les populations.
Des résultats déjà tangibles sur le terrain

Roger Kamba a mis en lumière plusieurs acquis majeurs enregistrés depuis le lancement de la CSU.
Parmi eux, la gratuité de la maternité, qui a déjà bénéficié à plus de 2,6 millions de femmes et de nouveau-nés, contribuant significativement à la réduction des décès maternels et néonatals.
Il a également évoqué la modernisation progressive des infrastructures sanitaires, l’amélioration de l’offre de soins et la mise en place de mécanismes de financement plus durables, destinés à assurer la pérennité de la réforme.
Une réforme irréversible au service de la justice sociale

Réaffirmant la détermination du Gouvernement, le Ministre de la Santé a insisté sur le caractère irréversible de la CSU, appelée à devenir un pilier central de la justice sociale en République démocratique du Congo.
« J’ai présenté l’état d’avancement et les perspectives de la Couverture Santé Universelle, une réforme majeure portée par la vision du Chef de l’État, visant à garantir à chaque Congolais un accès équitable à des soins de santé de qualité, sans risque financier », a déclaré le ministre Roger Kamba, réitérant l’engagement de l’Exécutif à consolider les acquis et à renforcer le financement durable du système de santé.
À travers cette intervention, la Conférence annuelle du Service Public s’est imposée comme un cadre stratégique de réflexion et de redevabilité, posant les bases d’un avenir sanitaire plus juste, plus résilient et plus inclusif pour l’ensemble de la population congolaise.
Lydia Mangala


