Le Gouvernement congolais a annoncé, ce jeudi, le retour au calme au centre de traitement d’Ebola de Rwampara, en province de l’Ituri, après l’incident survenu plus tôt dans la journée au sein de cette structure sanitaire dédiée à la riposte contre la maladie à virus Ebola/Bundibugyo.
Selon les autorités, les activités médicales ont repris normalement et les soins continuent d’être administrés aux patients pris en charge dans le centre.
Dans la confusion provoquée par cet incident, six patients avaient momentanément disparu, suscitant des inquiétudes au sein des équipes sanitaires et de la population locale. Le Gouvernement rassure toutefois qu’ils ont tous été retrouvés et transférés à l’Hôpital général de référence de Rwampara, où ils bénéficient actuellement d’une prise en charge médicale appropriée.
Face à cette situation, les dispositifs sécuritaires autour des structures de santé ont été renforcés afin de garantir la sécurité des patients, du personnel soignant ainsi que des équipes engagées dans la riposte.
Les autorités congolaises condamnent par ailleurs toute forme de violence visant les infrastructures sanitaires et le personnel médical, rappelant que la lutte contre Ebola nécessite la collaboration de tous les acteurs, notamment les communautés locales.
Appel au respect des mesures préventives

Le Gouvernement invite la population à garder son calme, à suivre les orientations des équipes de riposte et à appliquer rigoureusement les mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola.
Parmi les principales recommandations figurent le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique, l’évitement de tout contact avec les fluides corporels d’une personne malade ainsi que le signalement rapide de tout symptôme suspect.
Les autorités sanitaires insistent également sur l’importance de respecter les mesures d’isolement et de suivi médical en cas de contact avec une personne infectée.
« Chaque citoyen a un rôle essentiel dans la prévention de la maladie à virus Ebola/Bundibugyo », rappellent les services de santé, appelant à la vigilance collective pour limiter la propagation de l’épidémie.
Joséphine Mawete


