L’artiste congolais et compositeur, Mohombi Moupondo, a réagi avec étonnement à l’exclusion de la RDC d’une récente liste de restrictions américaines, tout en appelant les jeunes à miser sur l’apprentissage de l’anglais.
L’artiste musicien Mohombi, connu sur la scène internationale, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux après une publication commentant l’actualité diplomatique entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis.
Dans son message, l’interprète de Bumpy Ride s’étonne de voir, « pour une fois », la RDC absente d’une liste de pays soumis à des restrictions américaines, une situation qu’il juge inhabituelle au regard du passé du pays.
« Un hasard ? Pourquoi, pour une fois, la RDC n’est-elle pas sur la liste des pays soumis aux restrictions américaines ? Nous qui sommes toujours sur presque toutes les listes noires, cette absence interroge », écrit-il.
Sans livrer d’analyse politique approfondie, Mohombi exprime un questionnement citoyen, partagé par de nombreux internautes, sur l’évolution des relations entre Kinshasa et Washington, ainsi que sur l’image internationale de la RDC.
Un message clair à la jeunesse congolaise
Au-delà de l’interrogation, l’artiste a surtout profité de sa prise de parole pour adresser un conseil direct à la jeunesse congolaise : investir sérieusement dans l’apprentissage de l’anglais, langue qu’il considère comme un levier stratégique dans un monde de plus en plus globalisé.
« Conseil à la jeunesse : appliquez-vous à l’apprentissage de l’anglais », a-t-il insisté, dans un ton à la fois ironique et pédagogique.
Ce message, largement relayé, s’inscrit dans la ligne des nombreuses interventions de personnalités congolaises appelant les jeunes à développer des compétences internationales, notamment linguistiques, afin de saisir les opportunités économiques, culturelles et professionnelles au-delà des frontières nationales.
Entre diplomatie et soft power culturel
Si la publication de Mohombi ne constitue pas une déclaration officielle, elle illustre néanmoins la manière dont les figures culturelles de la diaspora participent au débat public, en mêlant regard critique, humour et interpellation sociale.
Dans un contexte international mouvant, son message relance aussi la réflexion sur la place de la RDC sur l’échiquier mondial, ainsi que sur la nécessité, pour la jeunesse, de se préparer aux exigences d’un environnement globalisé.
Joséphine Mawete


