À la 59ᵉ session de la Commission de la population et du développement (CPD59), tenue le lundi 13 avril 2026, le Ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo a porté la voix de la République démocratique du Congo lors du débat général, en mettant en avant l’importance de la planification dans la transformation des systèmes de santé et la protection des vies humaines.
Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité de replacer les politiques publiques au cœur des enjeux démographiques et sanitaires, estimant que la planification constitue un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des systèmes de santé et réduire les pertes humaines évitables.
En marge de la session, le ministre d’État a également pris part à une réunion parallèle de haut niveau consacrée à l’infrastructure de la survie, Cette rencontre a réuni des décideurs africains et des partenaires internationaux autour d’un objectif commun : mettre fin aux décès maternels évitables sur le continent africain.

Face à une situation encore préoccupante, la délégation congolaise a défendu une approche structurée, axée sur plusieurs priorités majeures. Elle a notamment mis en avant le renforcement du financement domestique à travers la Couverture Santé Universelle, l’accélération des investissements dans les infrastructures de proximité via le PDL-145T, ainsi que la digitalisation du système de santé pour améliorer le suivi et la disponibilité des soins essentiels. Le leadership politique en faveur de la santé maternelle a également été présenté comme un pilier central de cette stratégie.

Dans un contexte où l’Afrique concentre encore près de 70 % de la mortalité maternelle mondiale, malgré des progrès enregistrés ces dernières années, la RDC a plaidé pour un changement profond de paradigme. L’accent a été mis sur la nécessité de passer d’une logique de dépendance à l’aide internationale à une souveraineté sanitaire africaine fondée sur des investissements durables, une meilleure coordination et des solutions locales adaptées.
« Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie », a-t-il déclaré en clôturant son intervention.
Le ministre d’État a ainsi réaffirmé l’engagement de la RDC à transformer les engagements politiques en résultats concrets et durables au bénéfice des populations.
Lydia Mangala


