Le lundi 22 septembre 2025, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part, au siège de l’ONU à New York, à la Conférence de haut niveau célébrant les 80 ans de l’Organisation des Nations Unies.
Invitant plusieurs chefs d’État à cette rencontre exceptionnelle, le secrétaire général António Guterres a souligné les défis majeurs auxquels est confronté un monde profondément divisé et a insisté sur la nécessité d’unité et de coopération internationale.
L’héritage des fondateurs de l’ONU et l’appel à l’unité
Dans son allocution, António Guterres a rappelé que les premiers fonctionnaires onusiens, loin d’être des idéalistes détachés de la réalité, avaient vécu la guerre et compris que la quête de paix est à la fois courageuse et pragmatique.

« En bâtissant l’Organisation des Nations Unies, ils ont créé quelque chose d’extraordinaire : un lieu où toutes les nations, grandes et petites, pouvaient se rassembler pour résoudre des problèmes qu’aucun pays ne peut résoudre seul », a-t-il expliqué.
Des principes plus que jamais mis à l’épreuve
Quatre-vingts ans après sa création, l’ONU est confrontée à des défis sans précédent.
Selon le secrétaire général, le respect des droits internationaux est régulièrement bafoué, des civils continuent d’être pris pour cible, et la pauvreté ainsi que la faim s’aggravent dans de nombreuses régions.
Il a également souligné le ralentissement des progrès dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), appelant les nations à renouveler leur engagement collectif.
Une rencontre bilatérale entre Tshisekedi et Guterres
Après la conférence, le président Félix Tshisekedi a eu un tête-à-tête avec António Guterres dans les bureaux du siège de l’ONU.
Cette rencontre a permis d’aborder des sujets stratégiques concernant la coopération internationale, la paix et la sécurité, ainsi que le développement durable en Afrique et en RDC.
Elle survient à la veille de l’ouverture du débat général de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, offrant un cadre privilégié pour renforcer le dialogue et la collaboration bilatérale.

Dans un contexte mondial marqué par des crises multiples, la rencontre avec António Guterres souligne l’importance de la coopération multilatérale et du dialogue entre nations pour relever les défis globaux du XXIᵉ siècle.
Lydia Mangala


