Le mercredi 2 juillet 2025, le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo, a accueilli Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les violences en période de conflits, accompagnée de Chantal Yelu Mulop, coordonnatrice des services spécialisés du chef de l’État en matière de violences basées sur le genre.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le Forum national sur le Droit de Réparation, visait à explorer des mécanismes concrets de soutien aux victimes, notamment dans les provinces de l’Est confrontées à une recrudescence des crimes sexuels.
Mettre fin à l’impunité et renforcer la prise en charge
Au cours de leur entretien, Guy Kabombo et la délégation onusienne ont souligné l’urgence d’établir un dispositif national capable d’apporter réparation aux femmes et aux filles victimes de violences sexuelles.
Les échanges ont insisté sur la nécessité d’imposer des sanctions dissuasives et de garantir un accès rapide aux soins médicaux et psychologiques.
Chantal Yelu Mulop a rappelé que, malgré les efforts actuels, l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC exacerbe les souffrances des populations et rend indispensable la mise en place d’une stratégie de réparation adaptée au terrain.
Le Forum national sur le Droit de Réparation

Arrivée en RDC pour participer au Forum national organisé du 1er au 4 juillet par le Fonds national de réparation (Fonarev), Pramila Patten s’emploie à recueillir les meilleures pratiques internationales et les témoignages des experts locaux.
L’objectif de cette concertation est de finaliser une stratégie opérationnelle de réparation qui respecte les normes nationales et internationales, tout en répondant aux attentes des victimes.
Il s’agira notamment de définir les modalités d’indemnisation, de réinsertion et de soutien psychosocial, en s’appuyant sur les retours d’expérience des organisations de la société civile.
Vers une coordination renforcée

À l’issue de l’audience, le VPM Défense a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais de collaborer étroitement avec les Nations unies et les agences spécialisées pour accélérer le déploiement des mécanismes de réparation.
Il a également assuré que les forces de sécurité continueront de coopérer avec les procureurs militaires et les tribunaux compétents afin de traduire en justice les auteurs de ces exactions.
Les prochains jours du Forum permettront d’affiner les propositions et de dégager un calendrier de mise en œuvre rapide.
Alors que le Forum national se poursuit en ce jour, les autorités et la communauté internationale se mobilisent pour que les victimes trouvent enfin justice et réparation, ouvrant la voie à une paix plus durable et respectueuse des droits humains.
Lydia Mangala

